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Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (tome 5) - Version imprimable

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Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 4) - laurentdu51100 - 05-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (117/150) (Samedi matin) (Chez Yuan)


Les trois amis ont les regards braqués sur Thomas qui semble être ailleurs depuis que Florian a quitté l’appartement et s’ils l’ont laissé tranquille jusque-là, ils commencent à s’inquiéter pour lui.

Bien sûr Thomas va très bien, il garde simplement le lien mental avec son petit rouquin et suit avec intérêt les péripéties de Florian, comprenant mieux maintenant combien celui-ci est spécial.

Le lien à sa grande surprise, a eu l’air d’étonner Florian qui de toute évidence ne s’en était pas aperçu et Thomas comprend les implications que cela aura pour leur vie de couple, mais surtout la relation qui s’ensuivra avec leurs amis.

Il voit et entend son chéri qui est en pleine conversation avec Antonin dans une petite fenêtre de son esprit et il se doute bien que tout comme lui, Florian doit l’avoir en live dans le salon de Yuan à suivre en arrière-plan ce qu’il s’y passe.

Une pensée traverse alors l’esprit de Thomas, celle qu’il ne sera sans doute plus aussi difficile pour lui d’être éloigné de son chéri et même qu’ils pourront se permettre certaines choses qui jusque-là n’étaient réservées que quand ils étaient ensemble.

Un coup d’œil sur son ami Yuan qui l’observe depuis un moment à la dérober en se mordillant la lèvre inférieure, signe qu’il pense en ce moment à lui et très certainement à ce qu’il s’est passé entre eux alors que Florian était dans la chambre avec ses deux autres amis.

Thomas comprend bien qu’il puisse se poser des questions car cette situation est une première dans la relation qu’ils se sont construite au fil du temps et jamais Yuan n’aurait pu s’imaginer avoir une quelconque relation avec un de ses deux amants sans la présence de l’autre, même suite à ce pari auquel il s’est référé pour s’allonger avec lui sur le canapé du salon.

L’excitation commence à gagner les reins du grand blond, son regard sur Yuan change alors de façon si radicale que celui-ci ne manque pas de s’en apercevoir et ses yeux à son tour prennent la noirceur caractéristique due à une forte poussée de libido lui prenant également les reins.

Thomas envoie une question muette à son chéri et sourit en en recevant la réponse, comprenant que maintenant ils ne font plus qu’un et que plus aucune barrière ne sera nécessaire pour prendre du plaisir avec leurs amis du moment où ils en éprouveront l’envie, l’autre participant à sa manière par sa présence voir plus encore s’il veut prendre la main à un moment ou un autre.

Le changement de comportement de Thomas n’échappe pas à Raphaël quand son regard se porte alternativement sur lui et Yuan, ses yeux marquent alors une stupeur sans pareille.

- Qu’est-ce que vous nous faites vous deux !!
- (Éric surpris) De quoi tu parles ?
- Regarde-les !! Ils sont prêts à se sauter dessus !! C’est quoi cette embrouille ?

***/***

« Dans la chambre où se trouvent Antonin et Florian »

- Tu m’excuses un instant ? Je dois aller aux toilettes.
- (Antonin) Fais comme chez toi Hi ! Hi !

Je sors dans le couloir et referme la porte derrière moi après lui avoir fait un clin d’œil complice et amical, je suis mieux maintenant pour communiquer en toute tranquillité avec mes amis.

Il n’est pas encore temps de révéler certains secrets sur moi à Antonin, la transe due à la communication télépathique aurait été trop visible pour qu’il ne se pose pas des questions.

***/***

« Dans le salon, chez Yuan »

Une voix bien connue résonne dans la tête des quatre garçons, faisant sourire Thomas devant la tête que font les trois autres.

- Coucou les gars !! Ne me cherchez pas, je suis juste dans votre tête !! C’est pour vous prévenir que je vais bientôt rentrer avec un invité, faudra lui faire de la place Hi ! Hi ! Bon !! Vous avez bien compris j’espère que nous sommes reliés moi et Thomas et que ce que fait l’un, l’autre est au courant !! Alors ne faites plus cette tête de chouettes attardées, pensez plutôt aux avantages Hi ! Hi !

Éric complètement à l’ouest.

- De quoi tu parles ??
- Réfléchis un peu mon « Riquet », regarde plutôt « Yu » !! Il a l’air d’avoir compris lui !!

Éric tout comme Raphaël se tournent alors vers Yuan qui s’avance encore timidement vers Thomas, n’osant toujours pas croire que ce qui vient de lui venir à l’esprit puisse se réaliser.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (118/150) (Samedi matin) (Chez Yuan) (fin)


Thomas fait le dernier pas les séparant avec son sourire si particulier qui met son ami dans tous ses états, ses bras enlacent la taille du jeune asiatique alors que ses lèvres viennent se poser sur les siennes et au lieu du bref baiser habituel qu’ils se donnent depuis quelque temps, c’est un véritable baiser mêlant leurs langues affolées par le bonheur de cette étreinte.

La voix nettement moins moqueuse mais beaucoup plus marquée par les sentiments très forts qu’éprouve en ce moment Florian, reprend à nouveau dans l’esprit de ses amis.

- J’ai hâte de vous retrouver les gars !! Gardez un peu d’énergie pour moi !! Je vous aime tous les quatre !!

***/***

« Retour dans la maison de Wanek »

Je garde l’image de mes amis en arrière-plan en soupirant avec regret de ne pas être avec eux moi aussi, je retourne dans la chambre rejoindre Antonin que je retrouve allongé sur le lit les yeux fermés.

Ce serait-il endormi ? Je n’en suis réellement pas étonné après tout ce qu’il vient de connaître ces derniers mois et le fait d’être enfin au chaud après un bon bain, allongé sur un bon matelas a dû être pour lui le meilleur des somnifères.

J’en profite pour le détailler de plus près, il n’est guère plus grand que moi que de quelques centimètres et son corps fin dû sans doute en partie au manque de nourriture n’est pas loin également de me rappeler ma silhouette, notre ressemblance s’arrête pourtant là car ses longs cheveux blonds tout comme ses yeux d’un bleu délavé qui m’ont si fortement marqué sont à l’opposé de ma tignasse rousse et mes yeux verts.

Des membres fins aux mains délicates, un ou deux ans plus âgés et un visage à l’ovale parfait me rappelant celui de Yuan, assouvi pour un temps l’énorme curiosité que j’ai envers mon nouveau copain car je ne doute pas qu’il le soit déjà.

Son sommeil serein me fait sourire, prouvant qu’il se sent en toute confiance depuis que nous l’avons sorti des griffes de ce monstre aux intentions perverses et criminelles qui ne nuira heureusement plus à personne.

La peur de se retrouver encore une fois affamé et démuni dans la rue semble avoir disparu pour le moment, je m’approche de lui et me baisse pour l’embrasser doucement sur le front, avant de quitter la pièce pour le laisser dormir en paix et rejoindre Maurice à l’étage inférieur.

C’est un vrai branle-bas de combat que je retrouve en bas, des hommes en combinaisons étanches transportant du matériel de pompage descendant à la cave alors que d’autres en vêtements de ville inspectent et étiquettent tous ce qui se trouve dans la maison en vue de futures analyses plus poussées.

***/***

Maurice est assis devant la table de la cuisine, il prend des notes et donne des ordres avec l’assurance de nombreuses années de pratique, il semble sentir ma présence car il relève la tête vers moi dès que j’ai franchi la porte.

- Comment va-t-il ?
- Il dort !!
- Et toi ? Ça va ?
- On ne peut mieux !!
- Tu avais raison de ne pas m’avoir écouté et d’être venu avec nous !! Sans toi j’aurais certainement perdu deux de mes hommes ce matin.
- Je suis têtu, tu le sais très bien.

Maurice hoche la tête en signe d’assentiment.

- Tu tiens toujours à le garder près de toi ?
- Plus que jamais !! Il aura besoin de papiers pour être en règle, tu peux t’en occuper ?
- Tu comprends bien qu’avant ça, je vais devoir prendre des renseignements sur lui ?
- Bien sûr et c’est normal, je crois qu’il n’est pas au fait de sa situation réelle et qu’il s’imagine en faute avec la loi.
- C’est lui qui t’a dit ça ?
- C’est du moins ce que j’en ai retenu.
- Ce serait pour cette raison qu’il n’a jamais demandé d’aide et qu’il vivait dans la rue depuis tout ce temps ?
- J’en suis convaincu figure toi !
- Pauvre garçon !! La vie n’a décidément pas été facile pour lui, il paraît si jeune encore !! J’espère que tout finira par s’arranger.
- C’est déjà fait !!
- Tu es vraiment un brave garçon Florian, que comptes-tu faire avec lui ?
- Il va déjà falloir que j’aie une conversation sérieuse sur ce qu’il aimerait faire de sa vie, reprendre ses études ou trouver un travail. Je financerai ce qu’il faudra pour qu’il s’en sorte, j’éprouve déjà beaucoup de choses pour lui tu sais ?


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (119/150) (Samedi matin) (Découverte)


Maurice sourit.

- C’est un très beau garçon pas vrai ? Qui aurait cru quand nous l’avons découvert ?
- Je le savais déjà !! Et je ne parle pas que de son physique, Antonin ne demande qu’à être aimé et avoir des personnes près de lui pour ne plus se retrouver seul, c’est un garçon doux, sensible, émotif, gentil et sentimental qui ne demande qu’à être connu.
- Mais dis-moi Florian !! Ça ressemble à une déclaration !!
- C’en est peut-être une qui sait !! De toute façon peu importe s’il n’est qu’un ami, un frère ou autre chose de plus fort !! Ce sera à lui de voir et je n’ai aucun a priori envers le choix qu’il fera, je veux juste qu’il comprenne que la vie c’est autre chose que de tendre la main pour mendier sa nourriture.

Maurice se lève et rejoint le petit rouquin qu’il prend dans ses bras en le serrant contre lui avec une émotion paternelle qui lui mouille les yeux.

- Tu as su te créer une famille de cœur faute d’une famille de sang, un peu spéciale par certains côtés mais combien attachante et je serai fier d’en faire partie.
- Mais tu en as toujours fait partie !!
- Tu le penses vraiment ?
- Bien sûr, pourquoi cette question ? En douterais-tu après tout ce que nous avons vécu ensemble ?

Deux larmes s’écoulent lentement des joues du brave homme jusqu’à ses lèvres et le goût salé a pour lui une valeur particulière, celle de longues années restées dans l’ombre à protéger du mieux qu’il a pu un tout petit garçon devenu un homme au fil des ans et pour qu’il ait une vie comme tout le monde en profitant un maximum de sa jeunesse.

C’est d’une voix tremblante qu’il tente vainement de lui avouer ses sentiments très forts qu’il ressent envers lui.

- Je…
- Chut !! Moi aussi…

Maurice sent Florian se détacher de son étreinte pour le fixer gravement de ses yeux si extraordinaires, un sourire malicieux illumine son visage angélique.

- Mais il ne vaut mieux pas le dire, imagine si on nous entendait Hi ! Hi ! C’est pour le coup qu’on se poserait des questions sur nous !!

***/***

Je le quitte alors avant de me mettre moi aussi dans le même état émotionnel que lui, la curiosité me fait descendre à la cave où plusieurs personnes s’activent à vider la fosse pour y révéler son lourd secret.

La lumière d’un phare puissant montre au fond de celle-ci un tas d’ossements encore intacts qui me font frissonner d’horreur, m’imaginant tous les pauvres types qui ont eu à subir cette fin horrible.

Je finis par remonter pour respirer un air plus sain, une équipe sort de la salle à manger avec un grand sac où ils ont récupéré des pièces à convictions et j’entre à mon tour pour jeter un œil et me faire une idée de celui qui y vivait, un cadre sur le buffet m’interpelle de suite.

Je m’avance pour mieux voir les deux personnes souriantes et qui représentent un homme jeune avec un jeune garçon d’une douzaine d’années qui le regarde avec dévotion.

Je mets aussitôt cette image en arrière-plan avec celle de l’homme abattu un peu plus tôt dans la matinée ainsi que le deuxième garçon retrouvé dans la cave et mon cerveau fait tilt en comprenant le lien qui relie ses deux personnages.

Je repars en courant dans la cuisine mettre la photo sous le nez de Maurice qui lève les yeux étonnés vers moi.

- Qu’est-ce que c’est ?
- A toi de me le dire, mais j’ai idée que le deuxième garçon dans la cave n’est pas vraiment une victime mais plutôt quelqu’un de la famille du gars que vous avez dessoudé tantôt !! Je serais toi, je le ferais mettre rapidement sous surveillance avant qu’il te fausse compagnie !!
- C’est un peu tard Florian, il nous a faussé compagnie presque aussitôt après que nous l’ayons porté dans une des chambres.

Une idée me vient alors, je me rappelle que mes grands-parents notaient toujours la date et certains renseignements aux dos des photos de l’album de famille.

J’ôte alors le carton épais à l’arrière du cadre, sors le cliché pour avoir la satisfaction de ne pas m’être trompé et je lis à haute voix ce qui est noté au dos de la photo.

- Sacha et moi, mille neuf cent quatre-vingt-dix !


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (120/150) (Samedi matin) (Découverte) (fin)


Maurice sursaute en m’arrachant la photo des mains.

- Hé !! Qu’est-ce qu’il te prend ?
- Ce n’est pas possible !! Pas lui !!
- Mais de quoi tu parles à la fin !!
- Sacha !! Ce ne peut pas être le même Sacha que nous recherchons depuis des semaines !!

Je percute alors.

- L’amant d’Antoine ?? Celui qui a voulu le faire tuer ??
- Lui-même !! Non décidément ce serait vraiment une trop grosse coïncidence !! Maintenant, ça pourrait expliquer beaucoup de choses.
- Tu n’as qu’à lui montrer la photo !!!
- Le garçon est très jeune là-dessus, ce serait étonnant qu’Antoine le reconnaisse.
- Sauf si j’en fais un croquis !! Je l’ai vu quand tes hommes l’ont sorti de la cave et j’ai une très bonne mémoire rappelle-toi !!

Maurice déchire une feuille de son carnet et me tend un crayon.

- Fais au mieux !! Je contacte ton cousin à la caserne !!
- Aïe !!
- Quoi aïe ??
- Ben c’est Antoine !! Il n’est pas à la caserne, du moins il n’y était pas la dernière fois que je l’ai vu !!
- Où est-il alors ??
- Chez Yuan avec Jonas !!
- Avec Sacha qui court dans Paris ?? Mais qu’est-ce qu’il a dans le crâne !!

Je ne sais pas quoi répondre car je me rends compte que Maurice n’a pas tort et qu’Antoine prend des risques inconsidérés à se balader sans protection, même si le risque est moindre dans une ville aussi importante que Paris pour qu’ils se rencontrent.

Je préfère donc me mettre à mon croquis pendant que Maurice peste à voix haute dans son coin, il fait néanmoins le nécessaire pour qu’Antoine soit pris en charge et amener jusqu’ici.

Une dizaine de minutes plus tard, je repose le crayon en tendant la page du carnet à Maurice qui avait également repris son travail près de moi.

- Tiens !! J’ai fait de mon mieux, j’espère que cela t’ira !!

Maurice tend la main pour prendre la feuille, le petit sourire moqueur de Florian lui fait craindre une plaisanterie de son cru et c’est en s’attendant au pire qu’il amène le croquis devant ses yeux, qui très vite s’arrondissent de stupeur.

- Et bien !! Si tout le monde dessinait comme toi, il n’y aurait pas eu l’invention de l’appareil photo c’est certain !! Ce croquis est criant de vérité, on croirait voir le vrai visage de ce garçon !! Pourtant tu ne l’as vu que quelques secondes si je me souviens bien ?
- Ça m’a suffi comme tu peux le voir !!
- Pff !! S’il y a un truc que tu ne sais pas faire, préviens-moi je serai curieux de savoir ce que c’est !
- Je m’en souviendrai Hi ! Hi ! En attendant Antoine, je vais voir si Antonin dort toujours et peut-être en profiter pour faire pareil.

Je n’attends pas sa réponse pour sortir de la cuisine et monter l’escalier jusqu’à la chambre où dort encore certainement mon nouveau copain, mon intention est double car dans un petit coin de mon cerveau se passe des choses qui m’excitent grave et que j’aimerai pouvoir suivre en y participant à ma façon.

Je vérifie donc que tout va bien pour Antonin, puis je m’allonge près de lui en fermant les yeux pour ne plus m’occuper que de ce qu’il se passe chez « Yu »

***/***

« Chez Yuan, léger retour en arrière »

Le baiser entre Thomas et Yuan prend très rapidement des proportions qui leur amènent une forte envie d’aller plus loin, Éric et Raphaël ne savent sur quel pied danser, pris entre l’envie de les rejoindre et le blocage qui jusqu’alors les ont retenus devant ce genre de situation.

(Antoine et Jonas n’ont pas ce genre de ressentiment et pour cause, car ils sont enfermés dans la chambre d’ami depuis le départ de Florian et s’en donnent à cœur joie de pouvoir passer cette journée enlacés à faire l’amour comme des fous.)

Thomas leur fait face et comprend leurs hésitations, il prend Yuan le couvant du regard par la main pour le conduire vers la chambre et se retourne vers eux avec son sourire si prenant que ses deux amis en ont un frisson qui leur traverse le corps.

- Vous nous laissez une petite heure en tête à tête ? Après si le cœur vous en dit, vous pourrez nous rejoindre !! J’ai promis à « Yu » vous comprenez ?



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 4) - laurentdu51100 - 05-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (121/150) (Samedi midi) (Sacha)


L’agitation autour de la maison de son oncle commence à perdre de son intensité, Sacha surveille de loin les agissements de la police scientifique qui petit à petit remplace les services spéciaux qui ont cerné le manoir quelques heures plus tôt.

La haine qu’il ressent en ce moment même serait capable de lui faire commettre des actes irréfléchis, rien que le fait de traîner dans les parages en est une preuve manifeste et Sacha finit par en prendre conscience, il s’éloigne alors sans réel but dans la ville devenant grouillante de monde en cette fin de matinée.

Il va lui falloir trouver une planque en attendant d’avoir les idées suffisamment en place pour qu’un nouveau plan puisse être mis en action, la perte de son oncle est encore trop fraîche dans sa tête pour qu’il raisonne correctement…

C’est en passant devant une vitrine où son corps athlétique au visage d’une réelle beauté lui saute aux yeux et lui donne l’idée qui le fait brusquement sourire.

Il se dirige alors vers un quartier pas très éloigné et réputé de la capitale pour ce qu’il recherche, un bar à l’affiche ne donnant lieu à aucune erreur sur les personnes pouvant le fréquenter lui fait traverser le trottoir pour entrer à l’intérieur et venir s’asseoir tranquillement à une table bien située, d’où il peut observer à son gré aussi bien les clients installés au bar, que ceux assis aux autres tables.

Le barman à l’allure efféminée s’approche de lui en minaudant pour y prendre sa commande.

- Alors mon beau ? Tu es nouveau dans le quartier ? Que désires-tu que je te serve ?
- Un grand crème !

Le barman surpris du ton cassant, se redresse en s’éloignant visiblement déçu de s’être fait envoyer paître et revient peu de temps après pour lui amener sa commande en la déposant sèchement sur la table.

Il s’en retourne ensuite derrière son comptoir en lui lançant de temps en temps une œillade ne pouvant s’empêcher d’être intéressé par un si beau gars.

Malheureusement ou plutôt heureusement pour lui, ce n’est pas du tout le genre de Sacha qui abhorre plus que tout, les manières outrageusement efféminées chez un homme.

Il reste ainsi un long moment dans l’attente de trouver ce qu’il cherche, soit un garçon suffisamment à son goût pour allier l’utile à l’agréable pour les quelques jours qu’il compte squatter si possible chez lui.

Les clients entrent et sortent sans qu’il ne ressente rien de plus que l’ennui de cette attente jusqu’à ce qu’enfin la porte s’ouvre sur un gars qui de suite avive son intérêt et qui capte son regard dès qu’il met les pieds dans le bar.

La petite trentaine sportive avec un visage viril au sourire agréable qui vient s’asseoir juste à la table en face de la sienne et qui de toute évidence a l’habitude de venir dans cet endroit pour y manger tranquillement le sandwich qu’il déballe aussitôt que le barman en l’appelant par son prénom, lui ait déposé son demi de bière devant lui.

- Eddy !! Comment vas-tu ?
- Bien merci !
- Toujours célibataire ?
- Toujours, oui !
- Moi aussi tu sais ?
- Tu me dis ça tous les jours, j’ai pourtant été honnête avec toi en te disant que tu n’étais pas mon genre !!

Le barman se contorsionne en minaudant alors qu’il ne voit pas que c’est justement sa façon d’être qui ne plaît pas à son client.

- Tu pourrais changer d’avis chéri, je suis un bon coup !!

L’homme sourit railleur.

- Je n’en ai aucun doute.

Le barman sourit à son tour de cette conversation qui ne doit pas être la première qu’ils ont ensemble sur ce sujet bien particulier, c’est donc sans s’en offusquer qu’il repart en tournant outrageusement des fesses vers un autre client qui vient d’entrer et auquel il ressert le même speech, étant de toute évidence sa façon d’accueillir les habitués.

Sacha se lève en prenant sa tasse en main et se dirige vers sa cible avec son sourire qui donne à son visage cet éclat si particulier qui plaît tant aux hommes.

- Il est toujours comme ça ?

L’homme relève la tête le visage marquant un bref instant la surprise, le jeune homme au sourire avenant qui vient de lui adresser la parole étant et de loin ce qu’il a vu de mieux depuis très longtemps aussi lui rend-il son sourire, le cœur déjà conquis prêt au jeu de la séduction qui fait partie des prémices à toute rencontre dans le milieu.

- Il n’a toujours pas compris qu’il en faisait trop !!

Sacha montre la chaise vacante, près de lui.

- Je peux ?


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (122/150) (Samedi midi) (Sacha) (suite)


- Bien sûr !!

Il essuie sa main et la tend au jeune homme si craquant.

- Enchanté, moi c’est Eddy !!

Sacha la lui serre en terminant par une légère caresse de ses doigts sur sa paume qui fait ciller le regard d’Eddy.

- Sacha !!
- Tu es nouveau dans le coin ? Je ne t’ai jamais vu sinon je m’en souviendrai !!

Sacha accentue encore plus son sourire.

- Je te plais !!
- Qu’est ce qui te fait dire ça ?
- Tes dernières paroles sans doute !! En tous les cas toi tu m’as tout de suite plu quand je t’ai vu entrer !!
- Tu es toujours aussi direct avec les mecs que tu dragues ?
- Ça m’arrive si peu souvent que je préfère être honnête, tu n’as toujours pas répondu à ma question ?

Eddy le fixe un long moment avant de répondre avec cette fois un sourire amusé.

- On peut dire ça comme ça alors, puisque tu es franc il n’y a pas de raisons que je ne le sois pas comme toi.
- Comme ça, nous savons où nous en sommes tous les deux, ça évitera de perdre un temps fou à se tourner autour et pour répondre à ton autre question, ça ne fait que quelques heures que je suis arrivé de ma campagne Hi ! Hi ! En fait je ne suis ici que pour quelques semaines tout au plus, comme qui dirait en vacances.

Sacha capte la crispation au creux de l’estomac que ses paroles ont fait à Eddy, en comprenant ses craintes qu’une fois encore il puisse s’amouracher d’un homme qui disparaîtra de sa vie aussi vite qu’il y sera apparu.

C’est donc d’un ton beaucoup moins enjoué qu’il l’entend lui répondre.

- Je n’ai vraiment pas de chance alors !!
- Tu aurais préféré que je te mente ?
- Non, bien sûr !!

Sacha comprend que c’est le moment ou jamais pour l’accrocher à l’hameçon, il prend alors son regard le plus charmeur qui fait assurément son petit effet sur Eddy et fait mine de se lever pour le quitter.

- Je comprends ce que tu ressens !! Dommage !!

Sacha l’observe en se mettant à sa place comme les années d’entraînements le lui ont appris, "pour une fois qu’il entre en contact avec quelqu’un qui lui correspond, il faut qu’il fasse tout foirer à cause de son besoin d’avoir une vraie histoire sentimentale."

Sacha s’attend donc à ce qu’il le rappelle.

- (Eddy) Attends !!

Sacha cache le sourire de victoire qui sinon ferait comprendre à Eddy qu’il vient de se faire avoir à son charme et prend un air surpris pour se retourner vers lui, ses yeux plongeant dans les siens pour être certain de son emprise.

- Oui ??
- Je me disais que peut-être tu ne serais pas aussi pressé de partir si on se connaissait un peu mieux ?
- C’est à voir !!

Eddy regarde sa montre en faisant la grimace.

- Je dois bientôt retourner au travail, nous pourrions nous donner rendez-vous ici, disons après dix-sept heures si ça te convient ?
- Tu fais quoi ?
- Commercial dans une grosse boîte alimentaire !! Alors ? Tu es d’accord pour ce soir ?
- Je ne peux rien te promettre, il faut que je trouve un logement pour le temps de mon passage ici et je sais que cela ne sera pas facile de trouver pour juste pour quelques semaines, l’hôtel est une perspective que j’aimerai éviter à cause de mon budget tu comprends ?
- Tu es fauché ?
- Je ne roule pas sur l’or en ce moment c’est le moins qu’on puisse dire !!
- Je pourrais peut-être t’aider ?

Sacha joue merveilleusement son jeu en paraissant soudainement vexé avec une pointe de colère.

- Je ne suis pas un gigolo !
- Je n’ai jamais prétendu que c’était le cas, pourquoi tu te braques comme ça quand quelqu’un veut simplement t’aider ?
- Parce que je connais ça !! Tout est bon à beaucoup d’hommes pour me mettre dans leur lit.

Eddy sourit.

- Je te signale quand même que c’est toi qui es venu vers moi !! En plus je n’ai pas encore l’âge pour avoir besoin de me payer une pute ou un gigolo et si ma proposition ne te convient pas, reste au moins poli envers celui qui te propose son aide !!

Sacha prend alors un air de gamin en faute qui le rend encore plus attirant.

- Excuse-moi Eddy !! Mais j’en ai connu tellement qui s’y sont essayés, tu comprends ?
- Je présume qu’ils en ont été pour leurs frais ?
- Tu peux en être sûr !!
- Remarque, je les comprends aussi !! Tu es super-mignon comme gars et tu ne peux pas leur en vouloir d’avoir tenté leurs chances !!
- Ouaih !! Bon !! Passons !!
- On se voit ce soir alors ? Tu auras le temps de réfléchir à ma proposition, je vis seul dans un appartement suffisamment grand pour deux et ça me fera du bien d’avoir un peu de compagnie.

Sacha lui fait un petit clin d’œil.

- Juste de la compagnie ?
- Tu seras seul juge si tu acceptes, promis !!
- Humm !! Je vais y réfléchir alors !!


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (123/150) (Samedi midi) (Sacha) (fin)


Eddy termine son demi, s’essuie les mains et lui tend la droite en se levant.

- Je dois y aller !! J’espère te voir ici tout à l’heure, j’aime beaucoup ta franchise, tu sais ? C’est suffisamment rare pour l’apprécier.

La poignée de mains qu’ils se donnent est encore plus caressante que la première car réciproque, les deux hommes se fixent intensément avec chacun un sourire dû au plaisir de cette rencontre "fortuite" sur les lèvres.

- Tu m’as l’air cool comme mec !
- Toi aussi !

Eddy paie sa consommation et quitte le bar, non sans s’être retourné une dernière fois vers Sacha en lui faisant un petit signe de la main que celui-ci lui rend aussitôt.

Sacha fait signe au barman de lui resservir un café qu’il boit lentement en profitant du temps libre qu’il lui reste pour mettre au point sa stratégie future et surtout trouver un moyen fiable pour recontacter son patron, cette idée lui fait faire la grimace car il ne s’attend pas aux félicitations venant de sa part quand il aura enfin de ses nouvelles.

Surtout si d’ici là, il n’a rien de concret à lui donner montrant ainsi que pour l’instant sa mission est un fiasco total.

***/***

Eddy marche d’un bon pas dans la rue, il tourne à droite dans l’avenue et s’arrête quelques mètres plus loin pour sortir de sa poche son téléphone, il ouvre un fichier photo d’où apparaît Sacha attablé semblant songeur juste avant que lui ne pénètre dans le bar où il l’avait suivi depuis sa descente des toits après la fusillade du matin.

Il la regarde satisfait que cette fois-ci elle soit bien prise et suffisamment proche pour qu’on y voie bien son visage, pas comme celles prisent précédemment qui ne le satisfaisait pas suffisamment pour l’envoyer à ses supérieurs.

Il a attendu le bon moment pour entrer dans l’établissement, qui heureusement faisait partie de ses lieux de prédilections depuis qu’il est en mission dans la capitale et lui a donc permis d’être plus crédible encore dans son rôle de "VRP" en se faisant appeler par son prénom par cet abruti de barman folasse qui le drague depuis les premiers jours.

Il envoie le fichier photo puis attend l’appel qui ne saurait pas manquer d’arriver de son chef direct, lui confirmant certainement que le jeune homme est bien celui qu’il soupçonne d’être depuis qu’il s’est lancé sur sa piste.

Un sourire épanouit son visage quand celui-ci se met à vibrer dans sa main, il le porte à son oreille pour entendre son interlocuteur lui donner ou non confirmation de ses doutes.

-…
- It’s so him ? (C’est donc bien lui ?)
-…
- What are the instructions ? (Quelles sont les instructions ?)
-…
- It would not be simpler to claim his extradition Mr ? (Ce ne serait pas plus simple de réclamer son extradition monsieur ?)
-…
- Although Mr ! I would expect the instructions, I remain in contact with him anyway ! (Bien monsieur !! J’attendrai les instructions, je reste en contact avec lui de toute façon !!)
-…
- There is little chance that he so suspicious of me Mr ! It was he who created the contact, I had to enter his game and I admit that it has surprised me greatly, I even thought a moment he had outed me ! (Il y a peu de chances qu’il se méfie de moi monsieur !! C’est lui qui a créé le contact, je n’ai eu qu’à entrer dans son jeu et j’avoue que ça m’a fortement surpris, j’ai même cru un instant qu’il m’avait démasqué !!)
-…
- No ! I do not believe ! I rather think he sought coverage time this return, he plays very well in any comedy cases and I’d be done if I had not followed for several days. (Non !! Je ne crois pas !! Je pense plutôt qu’il cherchait une couverture le temps de se retourner, il joue très bien la comédie en tous les cas et je m’y serais fait prendre si je ne l’avais pas suivi depuis plusieurs jours.)
-…
- I will stay on my guards do not worry for me, it will take just to take a quick decision on his subject because this isn’t a guy who leaves traces behind him once he no longer needs. (Je resterai sur mes gardes ne vous inquiétez pas pour moi, il faudra juste prendre une décision rapide à son sujet car ce n’est pas un gars qui laisse des traces derrière lui une fois qu’il n’en a plus besoin.)
-…
- It is necessary to pay us for all its crimes against our soldiers. I’ll wait for the instructions, its output of France must do so with great caution because their services are on the teeth since they know its mission, they would not understand that we are their not delivered while we spotted it. (Il faut qu’il paie chez nous pour tous ses crimes envers nos soldats. J’attendrai les instructions, sa sortie de France devra se faire avec beaucoup de précautions car leurs services sont sur les dents depuis qu’ils connaissent sa mission, ils ne comprendraient pas que nous ne leur livrions pas alors que nous l’avons repéré.)
-…
- I understand the importance of staying discrete on this matter, this is not the time to be cold with the French Government now that we know what to keep about the younger De Bierne. (Je comprends bien l’importance de rester discret sur cette affaire, ce n’est pas le moment d’être en froid avec le gouvernement Français maintenant que nous savons à quoi nous en tenir au sujet du jeune De Bierne.)
-…

Eddy raccroche le visage fortement marqué d’apprendre que ses soupçons sont confirmés et que c’est un meurtrier de la pire espèce qu’il va devoir mettre dans son lit, sachant pertinemment le jeu dangereux auquel il joue.

Il ne peut s’empêcher malgré tout d’être excité à l’idée d’avoir une relation avec un gars au physique aussi agréable qui correspond en tout point à ses fantasmes sexuels, ne pouvant croire qu’il soit aussi sans cœur que sa réputation le laisse entendre.






Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 4) - laurentdu51100 - 05-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (124/150) (Samedi début d’après-midi) (Antonin)


C’est à la fois la faim et l’étrange bien-être d’avoir un corps chaud contre le sien qui réveille Antonin qui ne s’était plus senti aussi bien depuis un temps qui lui semble très lointain.

Il ouvre les yeux en se tournant doucement vers celui qui est allongé près de lui dans son lit, il sourit en découvrant qui c’est et fixe avec tendresse les cheveux rebelles d’un roux ardent qui sortent de sous la couette.

Il semble faire un rêve agréable car des petits sons gutturaux sortent presque imperceptibles de sous le drap, sons qui d’ailleurs remuent étrangement Antonin qui presque malgré lui se resserre contre son tout nouvel ami, au risque de lui troubler son sommeil et d’avoir ensuite des explications à donner sur son comportement.

Le problème reste pourtant bien là car plus son corps entre en contact avec celui de Florian et plus son envie de se resserrer encore plus contre lui devient impérieuse, mettant Antonin dans une gêne manifeste devant les pulsions toutes nouvelles pour lui, qu’impossible apparemment à refréner même en y mettant, comme il tente vainement de le faire, toute sa volonté.

Le corps chaud de Florian lui amène un bien-être total, Antonin sent son sexe qui pourtant ne s’est pas manifesté à lui depuis bien longtemps, se tendre avec vigueur au grand dam de son propriétaire qui se demande ce qu’il lui arrive soudainement.

Un sursaut de pudeur et de honte le fait s’écarter de son ami, du moins à ce niveau-là de son corps car pour le reste il en va tout autrement et son bras vient enlacer tendrement la poitrine du petit rouquin qui geint encore une fois en se retournant contre lui et en le serrant à son tour dans ses bras, faisant s’emballer le cœur d’Antonin n’osant plus respirer pour le coup.

Le visage grêlé de Florian est tout près du sien quand Antonin par il ne sait encore quelle envie le poussant à le faire, lui dépose un baiser sur le front et reste ensuite un long moment à admirer ce visage tellement craquant, qu’il ne se fait même pas la remarque qui pourtant devrait lui venir automatiquement à l’esprit, que c’est celui d’un garçon alors que jusqu’à présent il ne se souvient pas s’y être d’une quelconque façon jamais intéressé.

Maintenant il se dit que ce n’est sans doute qu’un élan de reconnaissance pour l’avoir sauvé d’une fin horrible, qui le fait frissonner d’horreur rien que d’y repenser.

Pourquoi alors une telle excitation qui durcit son sexe comme jamais il ne l’a été ? C’est dans cet état de questionnement que le trouve Florian en ouvrant les yeux, un sourire illumine son visage quand il se rend compte qu’il n’est qu’à quelques centimètres de celui d’Antonin dont les yeux pâles le fixent avec intensité et qu’il le sent frissonner sous sa main lui recouvrant toujours la hanche.

***/***

- Bonjour toi !! Bien dormi ?
- Il y avait longtemps que je n’avais été aussi bien.

Repensant à ma participation passive aux ébats de mes amis qui m’a apporté beaucoup de plaisirs mais a laissé mon corps en manque « d’affection ».

- Moi aussi !! Du coup j’en tiens une bonne Hi ! Hi !

Voyant qu’il n’a pas compris le sens de mes paroles, je fais voler la couette pour qu’il percute en voyant la bosse déformant mon pantalon et je suis surpris de découvrir qu’il est dans le même état que moi.

- Waouh !! Toi aussi on dirait bien !!

Antonin remet la couette en place, visiblement gêné de s’exhiber ainsi devant quelqu’un.

- Heu !! C’est normal, je viens juste de me réveiller !!
- Relax mec !! Je ne vais pas te sauter dessus Hi ! Hi ! Laissons-nous le temps de faire connaissance !!
- On t’a déjà dit que tu étais drôle comme garçon ?
- Très souvent, pourquoi ?
- Parce que c’est le cas Hi ! Hi !

Un grognement vient alors de son estomac, son visage redevient sérieux voire même triste tout d’un coup et je comprends que ses pensées viennent de lui remettre les pieds sur terre en se demandant ce qu’il va devenir, un deuxième grognement de son estomac me fait me lever en lui tendant la main pour qu’il me suive.

- Tu dois être mort de faim ? Suis-moi jusqu’à la cuisine, nous trouverons bien quelque chose dans le frigo pour toi en attendant mieux.

Antonin retrouve un faible sourire, il se lève en me faisant admirer le magnifique chapiteau que forme la serviette qu’il a gardée autour de la taille depuis sa sortie du bain.

- Va falloir que tu calmes la bête Hi ! Hi ! Sinon ça va faire tache devant les gars de la DST qui doivent toujours être en bas.

Antonin devient rouge de honte jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’il n’y a pas que lui dans cet état.

- Ben dis donc !! C’est pas du chiqué pour toi non plus !! Où sont mes vêtements ?

Je remets de l’ordre dans mon pantalon en plaçant le plus discrètement possible l’objet de sa remarque.

- Je crains bien qu’ils soient irrécupérables !!


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (125/150) (Samedi début d’après-midi) (Antonin) (fin)


- Comment je vais faire pour sortir alors ? Je n’avais que ceux-là !!
- Pas de soucis !! Des amis à moi vont t’en apporter d’ici pas longtemps, recouche-toi si tu veux pendant que je vais nous chercher quelque chose à manger et voir où en sont les recherches de la police.

Le visage d’Antonin devient d’une pâleur qui me fait peur, sa voix tremble d’appréhension quand ses paroles sortent de sa bouche et quand il me pose la question qui l’a mis dans cet état de panique.

- Tu… vas… revenir… hein ?

Je comprends alors ses craintes, celles d’être encore une fois abandonné seul dans cette maison pour finir par se retrouver une nouvelle fois à la rue.

Sa main s’accroche désespérément à la mienne comme si sa vie en dépendait, je n’ai jamais vu de ma vie un tel désespoir dans un être humain et mon cœur cogne fortement dans ma poitrine quand je tente de l’apaiser.

- C’est fini Antonin !! Tu ne seras plus jamais seul maintenant, je te le promets.

Je détache ma main de la sienne et commence à faire un pas vers la porte pour aller chercher de la nourriture, quand une voix presque imperceptible m’arrête net.

- S’il te plaît… ne t’en va pas…

Je me tourne de nouveau vers lui, de le voir ainsi perdu, debout le regard braqué sur moi avec une telle détresse dans les yeux qui me donne une soudaine envie de le prendre et de le serrer contre moi pour le réconforter et ce même si c’est moi le plus jeune des deux.

***/***

- Ne le laisse pas comme ça « Flo » !! Tu vois bien qu’il est en panique !! Reste avec lui, nous arrivons bientôt le temps de lui trouver de quoi se mettre sur le dos. Je sais ce que tu ressens pour lui, sache que je ressens la même chose. Je suis avec toi « Flo » !! Je t’aime !!

***/***

La voix de Thomas me conforte dans ma décision, je tends les mains à Antonin qui s’approche en tremblant et je le prends par la taille en avançant mon visage vers le sien pour l’embrasser avec le plus de douceur possible sur le coin des lèvres.

- Reste derrière moi si tu veux !! Je vais juste ouvrir la porte pour appeler quelqu’un, d’accord ?

Je lui tourne lentement le dos, sentant ses mains tremblantes me prendre à la taille en se croisant sur mon estomac et me serrer très fort pour être sûr que je reste contre lui, j’entrouvre alors la porte en me retrouvant quasiment nez à nez avec un des hommes de Maurice qui de toute évidence surveillait la chambre, assis sur une chaise dans le couloir.

Il est tout d’abord surpris de nous voir aussi imbriqué l’un à l’autre, un léger sourire de compréhension quand il surprend ma main se poser sur les bras du jeune garçon blond visiblement troublé par tout ce qu’il lui arrive.

- Tu as besoin de quelque chose Florian ?
- Tu peux descendre nous chercher quelque chose à manger ?
- Pourquoi n’y allez-vous pas ? Ce serait plus pratique tu ne crois pas ?

Je caresse doucement les bras qui se sont resserrés encore plus fort contre moi.

- Antonin n’est pas prêt à voir trop de monde pour l’instant tu comprends ? En plus il n’a pas de vêtements à se mettre et en attendant que mes amis nous en amènent, nous préférons rester dans cette chambre.

L’homme sourit amicalement au jeune garçon plaqué derrière Florian, ce qu’il a entendu de son histoire suffit pour qu’il comprenne de quoi il retourne.

- Je vais voir ce que je peux vous rapportez les garçons !!
- Merci !! Tu es un chef !!

***/***

« Chez Yuan »

Plusieurs choses se produisent chez Yuan depuis que Florian les a quittés mentalement, déjà il y a fallu aux quatre amis prendre une bonne douche après ces heures passées à se donner l’un à l’autre dans un plaisir sans cesse renouvelé et même si la présence de Florian leur a manqué, ils ont bien ressenti sa présence à tour de rôle quand son esprit était avec eux aux moments les plus chauds de la matinée.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (126/150) (Samedi début d’après-midi) (Imbrications)


Au début c’était assez troublant et ils ont mis un certain temps avant de se lâcher complètement, ensuite ça n’a plus été qu’un déchaînement de soupirs et d’orgasmes qui a fini par avoir raison de leurs forces en les laissant enlacés tous les quatre sur le lit à reprendre leurs souffles.

Dans la chambre d’à côté, il y a eu Antoine et Jonas qui quoique non participant, n’en ont pas moins ressenti les effets sur leurs libidos respectives et se retrouvent eux aussi sur les genoux après une matinée entière à se donner du plaisir.

C’est donc avec des cernes sous les yeux que tous se retrouvent dans le salon au moment même où la sonnette retentit alors qu’ils étaient prêts à prendre la route pour faire les magasins pour acheter les vêtements dont a besoin le fameux Antonin qu’ils ne connaissent que de nom par Thomas et le rejoindre ensuite ainsi que Florian une fois chose faite.

« Ding ! Dong ! »

- (Yuan) Qu’est-ce que c’est encore ?
- (Thomas amusé) Ouvre si tu veux le savoir !!

Yuan va droit vers le vidéophone et enclenche celui-ci pour voir apparaître deux hommes bien connus d’eux tous.

- Oui ??
- Excusez-nous les gars !! C’est le patron qui nous envoie, il voudrait savoir si Antoine veut bien nous suivre pour rejoindre Florian.
- Dites-lui que c’est ce que nous nous apprêtions à faire !!
- Ah !! Très bien alors, vous voulez qu’on vous dépose là-bas ?
- Non merci, déjà parce que nous sommes trop nombreux et ensuite parce que nous avons quelques courses que nous a demandées de faire Florian avant de le rejoindre.
- Très bien dans ce cas !! Mais ne tardez pas trop, le patron avait l’air pressé de voir Antoine !!
- Il vous a dit pourquoi ?
- D’après ce que nous en savons, ce serait au sujet d’un croquis qu’aurait fait Florian et que Maurice voudrait faire identifier par Antoine.

Antoine se raidit soudainement en entendant les paroles de l’agent, Jonas s’en aperçoit et se resserre contre lui pour le rassurer de sa présence.

- (Antoine) Sacha ??
- Justement !! C’est ce que le patron voudrait bien savoir !!
- J’arrive !! Attendez-moi, je descends !!
- Entendu !!

Antoine se tourne vers ses amis le visage encore tout pâle d’avoir entendu une nouvelle fois parler de Sacha.

- Faites les achats sans moi les gars, on se retrouve là-bas de toute façon pas vrai ?
- (Jonas) Je viens avec toi !!

Antoine sourit à son chéri devenu subitement tout rouge de colère, sa crête rousse lui donnant un air de « skinhead » qui fait chaud au cœur d’Antoine, le trouvant encore plus magnifique dans son rôle de macho protecteur et y trouvant là matière à déclencher une nouvelle fois sa libido.

Eric tout comme Raphaël, admirent eux aussi ce garçon qu’ils viennent à peine de découvrir et qui déjà leur inspire à tous une énorme amitié, voir un réel plaisir d’être en sa compagnie.

- Rhaa !! Moi aussi !! Rhaa !!

Éclat de rire général quand « Coco » vient se percher sur Jonas et que ses plumes se dressent à l’identique des cheveux du jeune rouquin, formant tout comme pour lui, une magnifique crête au-dessus de ses yeux pétillants d’intelligence.

- (Antoine) Et bien !! Nous voilà sous bonne garde maintenant !! De vrais chefs indiens ces deux-là Hi ! Hi !

***/***

« Dans la cuisine, dans la maison de Wanek »

Maurice ordonne le repli de ses troupes maintenant que la demeure a été fouillé de fond en comble ainsi que la cave nettoyée et débarrassée de ces sinistres ossements, il ne reste plus à part lui que deux hommes et celui qui garde la chambre où Florian et son protégé doivent se restaurer en ce moment même.

Les premières données des services scientifiques commencent à lui parvenir sur son PC, il est encore trop tôt pour faire le bilan de cette affaire et surtout avoir les preuves qu’il n’y a pas d’autres complices impliqués, auquel cas il sera difficile de remonter jusqu’à eux.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (127/150) (Samedi début d’après-midi) (Imbrications) (fin)


Deux informations lui parviennent néanmoins qui pour une le fait sourire de satisfaction, mais qui pour l’autre le laisse dans un profond désarroi, ne sachant qu’en penser mais surtout si c’est lié comme ça le semble l’être à l’affaire.

La première étant l’arrivée imminente d’Antoine accompagné d’un des fils de Victor et du fameux « Coco » qui il n’en doute pas un instant, sera d’une aide précieuse pour changer les idées du jeune Antonin dont il a appris par son subalterne descendu pour chercher quelques nourritures, que cela n’allait pas très fort niveau moral.

L’autre venant de leur central d’écoute, qui a enregistré une conversation intéressante entre un homme qu’ils soupçonnent depuis un certain temps de faire partie de la CIA et dont la ligne téléphonique est sous surveillance depuis lors.

Maurice réécoute à plusieurs reprises la bande-son, sa conviction est maintenant faite qu’il s’agit bien de ce à quoi il pense, déjà parce que le nom de De Bierne est arrivé en fin de conversation et ensuite à cause de cette extradition qui ne serait pas vu d’un bon œil par son gouvernement.

Cet homme ne se rend pas compte du danger dans lequel il se met, il se croit sans doute aussi malin que n’importe quel espion et ne s’imagine pas qu’il a en fait à faire à un dément de la pire espèce qui a eu l’opportunité d’entrer au FSB pour mettre en pratique ses déviances sous le couvert d’un gouvernement qui ne s’arrête pas à ce genre de chose pour embrigader des hommes leur semblant prometteurs à leurs desseins de puissance.

La rapidité de tous ces événements s’enchaînant les uns après les autres, mettent Maurice dans un état d’excitation qu’il n’avait plus connu depuis bien longtemps et il doit bien reconnaître qu’au-delà de l’aspect criminel tout autant qu’horrible de toute cette affaire, il adore ce jeu de chat et de la souris où les rebondissements inattendus peuvent inverser à tous moments la donne.

Un bruit d’aile le fait sortir de ses pensées, un perroquet gris bien connu de lui maintenant se tenant sur le dossier de la chaise lui faisant face et le regarde avec les yeux pétillants qui annoncent encore une fois la vanne du siècle à un Maurice fortement demandeur et se mordant déjà les lèvres par avance.

- Rhaa !!! Capitaine, mon capitaine !! Rhaa !!!
- Tu devrais moins regarder la télé Hi ! Hi ! Il y a des choses plus intéressantes pour t’instruire tu sais ??
- Rhaa !!! Comme quoi !!! Rhaa !!
- Qu’est-ce que j’en sais moi ? Regarder comment vivent les gens autour de toi par exemple !!
- Rhaa !!! Ah oui !!! Encore !!! Mets la moi profond !!!Rhaa !!!
- Stop !! J’ai compris Hi ! Hi ! C’est vrai qu’avec toute la bande Hi ! Hi ! Enfin passons !! Va plutôt faire un tour du côté de Florian, il y a quelqu’un avec lui qui aimerait certainement faire ta connaissance.
- Rhaa !!! C’est qui !!! Une coquine pour « Coco » !!! Rhaa !!!

Maurice les yeux humides de larmes va pour répliquer, quand il se rappelle soudainement à qui il parle et l’étonnement de se laisser prendre au jeu à lui faire la conversation comme à un être humain le laisse une fois encore sur le cul.

- Vas-y tu verras bien et parle en à Yuan si tu as besoin de compagnie ?

L’oiseau le regarde fixement un assez long moment, semblant réfléchir à ses paroles avant de s’envoler et quitter la pièce, tandis qu’Antoine apparaît à son tour accompagné de son copain avec qui décidément il est devenu inséparable et réciproquement.

- Comment vont, les amoureux ?
- (Antoine) Très bien !! Tu voulais me voir ?

Maurice sort la feuille de calepin de son porte-documents et la glisse sur la table en direction des deux garçons.

- Dis-moi si mes doutes sont bien réels !! Florian a dessiné de mémoire le type que nous prenions pour une victime avant qu’il ne nous échappe.
- (Jonas) Voua !! C’est du travail d’artiste ça !!

Il se tourne vers Antoine qui est devenu blanc comme un linge en reconnaissant Sacha.

- Pas besoin de te demander qui c’est ?
- (Maurice) J’en étais sûr !!
- (Antoine) Mais… comment ??

Maurice lui retrace rapidement l’affaire et il en vient à cette fameuse photo avec l’inscription au dos qui lui a mis la puce à l’oreille.

- (Jonas) Tu parles d’une famille !! En fait je le plains, comment voulez-vous que derrière ça il n’en reste pas des séquelles ?
- (Antoine) Que veux-tu dire ?
- (Jonas) Eh bien oui quoi !! Quand on a un meurtrier de cette espèce dans la famille, il ne faut pas s’étonner que les enfants tournent mal !!
- (Antoine) Ça n’a rien à voir, allons !!
- (Jonas) Tu crois ça toi ? Et bien pas moi !!
- (Maurice) Antoine a entièrement raison, nous-même sommes obligés parfois d’en arriver à ces extrémités et ce n’est pas pour ça que nous ou nos enfants nous devenons des fous meurtriers, ce n’est ni génétique, ni une fatalité.

Jonas regarde fixement Maurice, ses paroles résonnent comme un tocsin dans sa tête et c’est d’une voix tremblante qu’il lui demande.

- Mon père a déjà tué quelqu’un ?




Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 4) - laurentdu51100 - 05-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (128/150) (Reims) (Mickael et Catherine)


« Sortie des laboratoires pharmaceutiques, ex Bohringer »

Mickael sourit en regardant Catherine qui est maintenant officiellement sa copine, vêtue de son tailleur qui lui donne un air sérieux et a fait forte impression devant le comité d’accueil, réunit ce jour-là pour la présentation de la nouvelle direction.

Tous ont été véritablement étonnés de la jeunesse des deux nouveaux dirigeants de l’entreprise, leur parcours professionnel a également été l’objet de beaucoup d’interrogations sur ce qu’ils venaient réellement faire ici et pourquoi tous ces changements organisationnels qui se mettent en place depuis quelques semaines, le centre se voyant diviser en plusieurs sous-groupes de travail, distincts des autres et qui se retrouvent avec leur entrée propre et indépendante, créant ainsi trois entités à part entière à la place d’une seule.

La partie recherche qui restera pour le moment sous la coupe de l’ancien directeur, la partie conditionnement et logistique qui sera sous la responsabilité de Mickael et enfin la partie assemblage des différentes molécules venant des autres sites de production du nouveau groupe qui sera sous la coupe de Catherine.

- (Mickael) Ça ne s’est pas trop mal passé pour une première présentation tu ne crois pas ?
- (Catherine) Il va falloir la jouer serrer, tu as vu comment ils nous regardaient ? Ils ne nous rateront pas à la moindre incartade sois en sûr !!
- C’est un peu normal aussi !! Nous débarquons ici comme un cheveu dans la soupe en n’ayant aucune connaissance du métier et nous reléguons l’ancien directeur au simple rang de chef de service.
- Ce n’est pas tout à fait vrai !! Il a les mêmes pouvoirs de décisions que nous et puis tu sais bien qui est le vrai patron ? J’imagine que tout ira mieux quand il sera venu se présenter comme tel.
- (Mickael) Ce ne sera pas difficile avec tout ce qui se dit sur lui depuis quelque temps !! Je suis certain qu’ils meurent tous d’envie de lui serrer la main au nain rouquin Hi ! Hi !
- S’il t’entendait parler de lui de cette façon, je ne suis pas sûre qu’il apprécierait.
- Et moi je suis certain que si !! En plus ce n’est pas dit méchamment et tu sais très bien que je l’adore ce petit mec, alors ne fait pas ta rabat-joie.
- (Catherine) Mais c’est qu’il mordrait le bougre !! Cause-moi encore comme ça et ce soir tu pourras t’amuser en solo, ça te rappellera des souvenirs.
- Pour ça il faudrait que toi aussi tu te prives ma grande Hi ! Hi !
- Ouaih !! Bon !! Changeons de sujet si tu veux bien !! Rappelle-toi que c’est ce soir que nous emménageons, les anciens colocataires doivent déjà avoir fait leurs valises et nous n’avons que le temps de reprendre les nôtres à l’hôtel.
- (Mickael) Bonne idée qu’a eu Florian en nous proposant de prendre la place laissée vacante par ses deux potes !!
- Je n’ai pas bien compris d’ailleurs pourquoi ils s’en allaient ?
- Ils te l’ont dit pourtant !! Ils sont mutés en Afrique pour la sécurité du nouveau centre qui va se construire là-bas et de toute façon, ils voulaient y retrouver Florian quand il sera temps pour lui d’y prendre ses fonctions.
- (Catherine) En fait ce sont deux gros malins Hi ! Hi !
- Comme tu dis, oui et j’ai la nette impression que l’exode va vite prendre de l’ampleur d’ici un an ou deux.

Les deux amoureux restent un moment silencieux, ressassant dans leurs têtes les derniers événements qui les ont fait se retrouver ici et surtout de s’être découverts l’un à l’autre alors qu’ils cherchaient désespérément ce qu’ils avaient depuis longtemps sous les yeux.

Ce n’est que dans leur voiture, qu’ils reprennent leur discussion.

- (Catherine) J’aime beaucoup la maison où nous allons vivre, j’ai bien vu que Dorian et Gérôme étaient un peu tristes de partir malgré tout.
- Nous y serons bien j’en suis certain !!
- Ils sont tous mignons les copains de Florian, tu ne trouves pas ?
- Bah !! En fait je regardais surtout ses copines Hi ! Hi !

Catherine lui met une petite claque sur le bras.

- Aïe !!
- Qu’est-ce que ça veut dire !! Que je ne t’y reprenne plus à regarder une autre fille que moi, c’est bien compris ?
- Tiens donc !! Et toi tu aurais le droit de trouver d’autres mecs mignons sans que je puisse en faire autant ?

Catherine lui jette un regard moqueur.

- Je ne t’ai interdit que les filles Hi ! Hi !
- Méfie-toi que je ne prenne pas tes paroles au sérieux ma grande, il y en a un ou deux dans le tas qui pourraient faire l’affaire si tu insistes un peu trop.
- Oh lui !! Tu ne serais pas chiche !!
- De toute façon, tu as vu aussi bien que moi qu’ils sont tous en couple et à la façon dont ils se regardent, il n’y a pas de place pour quelqu’un d’autre dans leurs vies.
- J’avais remarqué aussi figure toi, je me demande si ce n’est pas notre Florian qui donne l’émulation avec son Thomas.
- (Mickael) Son Thomas ?? J’ai connu une époque pas si lointaine où tu disais « mon » Thomas, rappelle-toi !!
- C’était avant que je sache pour eux deux !! Et puis, ils vont trop bien ensemble reconnais le ?
- (Mickael) Je n’ai jamais dit le contraire il me semble !!


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (129/150) (Paris) (Samedi après-midi)


« Quelque part dans Paris »

Sacha surveille l’appartement depuis plus d’une heure, il n’a aperçu aucune ombre devant les fenêtres et ses coups de sonnette n’ont rien donné eux non plus pour montrer que son occupant est à l’intérieur.

Maintenant la peur de se faire repérer à force de rester au même endroit le décide à agir autrement, il se dirige alors vers l’immeuble et monte l’escalier jusqu’à l’étage où se trouve la personne qu’il vient voir.

Crocheter la serrure est pour lui un jeu d’enfant, tout comme remettre en place l’indice qu’a laissé son occupant pour contrôler à son retour que personne n’a essayé d’entrer sans qu’il en soit averti.

À l’intérieur Sacha retrouve le même confort simple qu’on lui a appris à se contenter lors de son entraînement pour pouvoir quitter rapidement et sans regret un lieu de résidence en cas du moindre soupçon de s’être fait démasquer.

Il s’installe donc dans un des fauteuils en attendant que le seul agent de sa liste non encore repérer dans la région revienne.

« Une bonne heure plus tard »

Un léger bruit de clé entrant dans une serrure remet tout de suite Sacha sur le qui-vive, il se lève souplement pour se cacher derrière la porte du salon.

L’homme se déchausse en soupirant d’aise, visiblement heureux de rentrer chez lui après sa période de travail et entre dans sa cuisine en y déposant un sac de courses qu’il vient d’acheter pour son dîner, il semble d’un seul coup tendre l’oreille en se dirigeant vers un placard d’où il sort une arme d’une boîte métallique en faisant le moins de bruit possible.

Le déverrouillage du cran de sûreté fait un léger déclic qui statufie l’homme pendant quelques brèves secondes, le temps de se rendre compte s’il a été entendu.

Sacha sourit en comprenant qu’il s’est fait repérer, signe que l’agent n’est pas et de loin un novice et il comprend mieux pourquoi il a réchappé aux recherches de la DST, aussi décide-t-il de ne pas tenter le diable en préférant prendre les devants.

- Tu ne tirerais pas sur un ami ?
- Qui est là ??
- Toujours aussi prudent à ce que je vois !!
- Ça ne me dit pas qui tu es ?

Sacha entre alors prudemment dans la cuisine avec un sourire amusé tout en surveillant de près l’arme qui se pointe sur sa poitrine.

L’homme semble un instant indécis devant celui qui vient d’apparaître dans la pièce, un déclic pourtant fini par le faire sourire à son tour en baissant son arme.

- Sacha !! Bordel !! Tu ne pouvais pas prévenir au lieu de me foutre la trouille ??
- Désolé mais je n’avais pas vraiment le choix, je suis en cavale et il faut que je contacte le patron.
- En cavale ?? Mais qu’est-ce qui arrive en ce moment bon Dieu !! Le réseau est complètement démantibulé et je m’attends tous les jours à voir débouler les flics ici !!
- Tu t’es mis en sommeil comme il te l’a été demandé pourtant ?
- Bien sûr, oui mais personne ne m’a expliqué ce qu’il se passe ni quand reprendre contact avec la base !! On m’a juste demandé de cesser toute activité et de ne plus répondre aux vacations, je me demande bien ce qui se trame derrière tout ça ?
- Je vais te l’expliquer, si tu voulais seulement me laisser parler !! Et puis baisse ton arme, ça me rend nerveux !!

L’homme repose son neuf millimètres, s’assoit près de la table et fait signe à Sacha d’en faire autant.

- Vas-y je t’écoute !!

Sacha lui donne alors les renseignements qu’il a besoin de savoir, ou du moins ceux qu’il connaît car il se doute bien que l’affaire n’est pas si simple pour que les services de contre-espionnage s’acharnent autant sur eux.

Il termine par ce qu’il attend de lui en lui faisant un rapport qu’il devra rapporter mot pour mot au FSB, en lui indiquant bien qu’il ne doit sous aucun prétexte utilisé l’informatique ou tout autre moyen de communication moderne.

- Ah oui !! Et comment je fais ?? J’y vais à pied peut être ? Ou alors je dresse un pigeon ?
- Au lieu de dire des conneries, tu ferais bien de t’y mettre tout de suite !! Je ne vais pas pouvoir me cacher comme ça encore longtemps, il me faut une adresse où je pourrais me rendre le temps de changer de look et d’identité.
- Tu peux rester ici en attendant ?
- Non merci !! J’ai trouvé un endroit pour quelques semaines et la personne qui y habite est beaucoup plus bandante que toi, sans vouloir te vexer Hi ! Hi !


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (130/150) (Samedi après-midi) (Découverte du « harem »)


« Dans la rue, devant la maison de Wanek »

Quatre garçons emmitouflés dans leurs manteaux d’hiver, redressent la tête devant le numéro de la maison et s’arrêtent pour la regarder en frissonnant rien que d’imaginer toutes les atrocités qui s’y sont passées.

Chacun d’eux tenant un sac d’achats qu’ils viennent de faire dans une avenue réputée, se souvenant de la tête des différents vendeurs ou vendeuses avec qui ils ont eu à faire et qui manifestement tombaient à chaque fois sous le charme des quatre garçons, dès qu’ils ouvraient un tant soit peu leur manteau pour ne pas crever de chaud dans le magasin.

- (Yuan) C’est ici les gars !!
- (Thomas) Bizarre !! Je ne vois pas les hommes à Maurice ?
- (Yuan) Regarde derrière toi.
- Ils ne comptent pas ces deux-là, ils nous suivent depuis que nous avons quitté l’appartement.
- Allons voir alors !! Peut-être qu’ils ont fini leurs taffes et qu’ils sont tous partis ?
- (Raphaël) En laissant « Flo » tout seul là-dedans avec… euh !! Comment déjà ? Ah oui !! Antonin !! C’est bien ça ?
- (Thomas) Attends de le voir et tu n’oublieras plus son prénom, je t’en fais le pari !!
- (Éric surpris) Tu l’as déjà vu ?

Yuan se tapote le crâne en fixant Thomas.

- Avec les yeux de « Flo » je parierai ?
- (Thomas) Exactement !! Et vous verriez ce que je vois en ce moment, vous baveriez comme des escargots les mecs.
- (Éric) Quelqu’un peut-il m’expliquer une bonne fois pour toutes comment il fait le rouquin pour se dégoter les plus beaux mecs du pays ?

Raphaël le regarde ironique.

- Ça ira les chevilles ?
- (Éric) Heureusement pour toi, il y a eu une exception pour confirmer la règle Hi ! Hi !
- Réveille-toi mon « riquounet » !! Tu n’es pas devant ton miroir là !!
- (Yuan amusé) Mais ce n’est pas bientôt fini vous deux ?

Il prend Thomas à témoin.

- Ils sont toujours comme ça ou c’est juste aujourd’hui ?
- C’est normal qu’ils se posent des questions maintenant qu’ils ont un nouveau petit copain qui remonte un peu la moyenne Hi ! Hi !
- (Raphaël) Voilà le Barbie-boy qui s’y met maintenant !! Je vais te la remonter moi la moyenne, tu vas voir ça mon mignon !! Attends juste ce soir quand nous serons tous à l’appart !!
- (Yuan) On pourrait peut-être y aller maintenant vous ne croyez pas ? Au lieu de se les geler dehors et puis Florian doit nous attendre, je m’inquiète un peu de le savoir avec un petit gars tout nu à côté de lui.
- (Thomas en riant) Tout ce que je peux te dire, c’est qu’il y en a qui ne s’ennuient pas là-dedans, notre ami « Coco » a trouvé un nouveau public Hi ! Hi !

***/***

« Dans la maison, côté cuisine »

Les éclats de rire venant de l’étage font sourire Maurice qui se doute bien de la cause d’un tel raffut, le jeune Antonin ayant trouvé de toute évidence de quoi oublier un temps ses malheurs et il en est heureux pour lui, soulager maintenant de le savoir en de bonnes mains.

Les renseignements sur le propriétaire des lieux lui arrivent enfin suffisamment étayés pour qu’il se fasse une idée précise de l’individu et de sa parenté avec Sacha.

Un homme vivant seul dans la maison héritée de ses parents et qui jusqu’à ce jour n’avait jamais fait parler de lui, cachant ses penchants pervers et meurtriers derrière la vie sociale ordinaire d’un enseignant sans problème particulier.

Wanek a eu une sœur assassinée tout comme son mari par leur fils alors âgé d’une douzaine d’années et qui un soir sans raison particulière est monté dans leurs chambres alors qu’ils étaient endormis, pour leur trancher la gorge.

Sacha le fameux fils s’est alors retrouvé jusqu’à sa majorité en maison pour jeune délinquant dans un centre de détention des plus spéciales et que les services de contre-espionnage soupçonnent d’être un des lieux de formations des agents du FSB, alors appelé KGB.

D’après les voisins interrogés dans la journée, le fameux Sacha ne serait revenu voir son oncle que depuis peu et ils affirment tous qu’ils ne l’avaient jamais revu avant cette triste affaire de meurtre familiale qui avait beaucoup affligé son oncle à l’époque.

Maurice attend maintenant les rapports des experts sur les ossements retrouvés dans la fosse, sans se faire trop d’illusion non plus au vu de l’état des prélèvements.

Cela va au moins lui permettre de boucler cette affaire vieille de très longues années, la seule chose qui vient de lui être affirmée avec certitude est qu’il y a les restes d’au moins cinquante cadavres différents et cela sans compter ceux qui ont entièrement disparu, transformés en bouillie immonde tapissant le fond de la fosse.

Le nombre qu’il lit sur le rapport hallucine Maurice qui n’aurait jamais pu penser un instant qu’il soit aussi important, rendant la fréquence des viols de ces jeunes garçons à au moins trois ou quatre minimums par an depuis plus de vingt ans.

Combien de temps restaient-ils vivants à subir ce pervers ? Que leur faisait-il subir d’ignoble pendant tout ce temps ? Comment furent-ils assassinés pour être ensuite jetés comme de vulgaires déchets dans cette fosse putride ? Voilà encore beaucoup de questions qui risquent de rester sans réponse avant que les juges ne décident de clore une bonne fois pour toutes ce dossier qui ne devra jamais être révélé à la population.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (131/150) (Samedi après-midi) (Découverte du « harem ») (suite)


« A l’étage, dans la chambre »

Antonin en a des hauts de cœur à force de rire, son organisme étant encore bien trop affaibli par les mois de privations et ce n’est pas les quelques heures de sommeil qui lui sont suffisantes pour le maintenir en forme.

Il se précipite donc vers la salle de bains sous les regards surpris de Jonas, d’Antoine et de son cousin qui du coup retrouvent leurs sérieux pour se regarder sans comprendre vraiment ce qui lui arrive.

« Coco » cesse également d’amuser la galerie et va sagement se poser sur l’épaule de Jonas, pour y recevoir quelques caresses machinales que lui donne le jeune rouquin sans même s’en rendre compte.

- (Antoine) Qu’est-ce qu’il a ?
- (Jonas) Tu devrais aller le voir « Flo » !! Il n’a pas l’air d’aller bien.
- D’accord !! Je vais voir si ça va !!

Je quitte la chambre dans la direction prise par Antonin, la porte de la salle de bains est restée entrebâillée aussi je la pousse doucement pour découvrir le petit blond allongé par terre dans son vomi.

Il est nu tremblant de froid, sa serviette de bain dénouée à ses pieds. Je referme derrière moi, me précipite sur lui pour l’aider à se relever et son état d’extrême faiblesse me fait comprendre qu’il n’est pas apte à se débrouiller seul.

- Pardon !

Sa voix faible presque inaudible me parvient dans un souffle.

- Pardon !
- Chutttt !!! Tu n’as rien à te faire pardonner !! C’est de ma faute, j’aurais dû prévoir que tu étais encore trop faible pour te lever et écouter nos bêtises.
- Pardon ! Pardon ! Pardon !

Antonin s’accroche à moi en pleurant à chaudes larmes, sans doute ses craintes d’être abandonné remontent-elles à la surface quand il se voit aussi pitoyable.

L’odeur du vomi me fait froncer les narines, il prend ça pour une grimace de dégoût à son intention et ses larmes redoublent d’intensité, la crainte de se voir une nouvelle fois rejeter lui faisant perdre toute retenue.

- Pardon ! Pardon ! Pardon !
- Arrête Antonin !! Tu es malade, ce n’est rien !! Si tu veux nous allons prendre une douche ensemble, ça nous fera du bien à tous les deux.

J’attrape la chaise en le faisant s’asseoir dessus.

- Le temps d’ôter mes vêtements et de faire couler l’eau, je reste à côté de toi n’aie pas peur !

Pendant que je fais ce que je lui ai dit, j’entends sa voix comme un murmure qui psalmodie avec des « pardon » de plus en plus faibles.

Quand je le reprends dans mes bras, il s’accroche à moi et semble résolu à ne plus me lâcher, tellement je ressens sa crainte de me voir le quitter.

J’arrive malgré tout à nous mettre sous la douche, heureusement que je n’ai pas la carrure de Sylvain ou de « titi » car sinon cela aurait été mission impossible tellement elle est petite et nous arrivons quand même à trouver la place nécessaire, serrer très intimement l’un à l’autre malgré tout je dois bien le reconnaître.

Le lavage de nos corps ressemble plus à des caresses, aussi bien de son côté que du mien et ça semble faire un grand bien à Antonin qui maintenant retrouve un peu d’assurance, me rendant de plus en plus franchement mes sourires.

Je ne trouve pas les mots pour définir ce que je ressens pour ce garçon, tout ce que je peux affirmer c’est que c’est déjà très fort et même beaucoup plus fort qu’avec mes autres amis, à part Thomas ça va de soi.

Je profite que son visage se relève et se trouve tout près du mien, pour avancer doucement mes lèvres vers les siennes en y déposant un baiser d’une tendresse que je n’aurais pas imaginée alors aussi empreinte d’émotions de ma part.



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 4) - laurentdu51100 - 05-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (132/150) (Samedi après-midi) (Découverte du « harem ») (suite)


Antonin marque la surprise à mon geste sans équivoque, néanmoins il n’a aucun réflexe de rejet et se laisse embrasser pendant les premières secondes sans vraiment réagir, se contentant d’entrouvrir légèrement les lèvres en signe d’encouragement à ce que je poursuive.

Ses yeux bleu pâle s’étrécissent et se ferment quand enfin ses bras passent autour de mon cou pour à son tour me rendre au centuple la caresse buccale qui nous soude l’un à l’autre alors que nos sexes restent étrangement calmes.

Mon esprit pendant une brève seconde ne devient plus qu’un avec le sien, je vis en un instant ses vingt ans de galères comme un flash-back et mon émotivité est mise à rude épreuve devant tous les malheurs qu’il a connus et qui pourtant l’ont fait rester aussi pur et doux qu’un ange.

Nos lèvres se détachent enfin, mais très vite reviennent se prendre avec passion. Nous comprenons alors tous les deux que désormais notre vie sera liée, qu’il y aura toujours une place pour l’autre dans nos pensées.

Son cœur tout comme le mien fait un bond dans nos poitrines respectives et nos yeux laissent échapper cette fois des larmes de joie de cette découverte d’un tel sentiment qui quoique naissant, est déjà ressenti pour ce qu’il est réellement.

Un sentiment amoureux comme celui que je partage avec mes amis les plus chers qui représentent le plus beau qu’il me soit arrivé dans ma vie, mon esprit libère alors avec parcimonie quelques souvenirs que mon inconscient gardait précieusement dans le but certainement de m’aider à comprendre ce que je suis et je perçois enfin le pourquoi de cette particularité qui me fait m’attacher à plusieurs personnes sans en éprouver autre chose que de l’amour véritable et sincère.

***/***

Ils viennent à peine d’entrer dans la maison que Thomas les yeux embués de larmes dues à une forte poussée d’émotions soudaines, laisse tomber ses sacs sur le sol et fait se retourner sur lui ses trois amis qui aussitôt viennent l’entourer pour le soutenir, ne comprenant pas ce qu’il lui arrive aussi soudainement.

Son esprit toujours en phase avec celui de son chéri a suivi aussi bien tout ce qui se déroule depuis le début entre les deux garçons, que les pensées les plus intimes de Florian ainsi que l’onde d’amour qu’il perçoit diriger tant vers lui qu’à l’intention d’Antonin et de tous ceux qui partagent sa vie intime.

C’est de ressentir tout cet amour, qui laisse Thomas dans cet état émotionnel où le découvrent ses amis sans en ressentir les effets et pour cause, n’étant ni témoins, ni raccordés comme lui l’est à Florian.

Thomas n’a plus qu’une envie, celle de rejoindre les deux garçons pour les serrer dans ses bras, Antonin l’ayant tout autant marqué qu’il a marqué Florian en comprenant lui aussi qu’il va prendre une place prépondérante dans leurs vies à tous.

- (Raphaël) Thomas !! Tu te sens bien ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ?

Un sourire de sa part semble les rassurer et il vient se serrer contre eux, encore dans son état d’euphorie sentimentale.

- Ce n’est rien les gars ! Je suis juste ému à cause de Florian et d’Antonin, c’est tout !
- (Éric) Comment ça ému ? Qu’est-ce qu’ils font ?
- Ils se découvrent des affinités particulières, l’un offre à l’autre ce qu’il n’a jamais eu et c’est très émouvant, assez pour m’amener les larmes aux yeux en tous les cas !

***/***

Je souris des paroles de Thomas, ses émotions l’ont submergé tout comme les miennes je dois bien en convenir et je dois préparer Antonin à la connaissance qu’il va bientôt faire de celui que j’aime plus que tout depuis toujours, ainsi que ceux qui seront je l’espère de tout cœur aussi important pour lui que pour moi.

***/***

Antonin pour sa part est dans son nuage, il vient de ressentir pour la première fois de sa vie ce que c’est que d’être amoureux et même si ça a été rapide, il ne doute pas un instant que ce soit sincère aussi bien pour lui que pour Florian.

Étrangement après ces baisers échangés, il se sent beaucoup mieux, comme si son corps était devenu soudainement plus fort et c’est sans trembler cette fois-ci, qu’il sort seul de sous la douche en surveillant Florian du coin de l’œil de peur qu’il disparaisse comme un mirage.

Chacun s’observe avec le sourire, semblant se repaître du corps magnifique de l’autre et ce qui n’était pas arrivé pendant leurs baisers, fini par se produire en mettant en valeur deux virilités qui attisent encore plus les regards des deux garçons.

 
2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (133/150) (Russie)


« Kremlin »

Le retour de Vladimir n’a pas été sans mettre Igor dans tous ses états, déjà parce qu’il n’a rien appris de nouveau sur ce Florian De Bierne à part bien sûr ce que son patron connaît tout autant que lui mais aussi parce que son organisation qu’il a d’abord cru mettre en place n’est plus qu’un foutoir sans nom.

Sacha qui ne donne toujours pas de nouvelles et qu’il soupçonne de plus en plus avoir eu le même sort que son prédécesseur, lui donnant des sueurs froides rien qu’à l’idée de faire son rapport à Vladimir.

Comble de mauvaises nouvelles, la trahison du groupe tchétchène aux ordres de Youssef qui devait se débarrasser d’un témoin dangereux et dont la fin cruelle s’est maintenant répandue auprès des autres groupes armés.

Groupes qui n’ont pas pris d’un bon œil la torture infligée à un des leurs pour le faire parler, rendant depuis cette partie du territoire particulièrement instable au point qu’il va devoir donner l’ordre de repli du personnel militaire, avant que la colère des combattants autochtones ne se retourne contre eux.

Igor attend donc dans son bureau que son patron le fasse appeler, suant à grosses gouttes de crainte pour son avenir qui risque d’être fortement et radicalement écourté de l’organisation, s’il ne trouve rien de concret dans les heures qui viennent.

Il ne comprend pas comment toutes ses actions se terminent par un fiasco total, il a pourtant mis les meilleurs éléments que comptent ses services rien que sur cette seule affaire.

Mystérieusement chaque pion qu’il tente de mettre en place sur le sol Français depuis sa promotion à la tête du FSB, est découvert avant même qu’il n’en reçoive un quelconque rapport en corrélation avec leur mission.

Partout ailleurs tout fonctionne pourtant bien, à part peut-être sur le territoire Japonais où en quelques jours il a perdu quasiment tous ses agents en place.

Que ce soit précisément au moment où le même Florian De Bierne y séjourne n’est sans doute pas fortuit et Igor commence à penser que ce garçon est beaucoup plus qu’il ne voulait le croire, Vladimir semblant l’avoir ressenti mieux que lui qui n’a jamais voulu y voir que le leurre tant défendu par Joseph et lui semblant beaucoup plus crédible que ces soi-disant « dons » dont ce garçon serait affublé.

Un coup bref à sa porte lui fait relever la tête, son principal lieutenant entre sans attendre sa réponse et semble suffisamment nerveux pour qu’Igor ne lui en fasse pas la remarque.

- Oui ??
- Un message codé d’un de nos agents mis en sommeil monsieur, cela semble suffisamment important pour que j’aie pris la décision de vous l’apporter sans attendre !!

Igor attrape le message d’une main preste et en prend connaissance, son visage devient de plus en plus attentif au fur et à mesure de sa lecture, il le dépose ensuite sur son bureau en restant songeur.

- Rien d’autre ?
- Non monsieur !! Juste cette transmission !!
- J’ai besoin d’en savoir plus, transmettez à notre agent qu’il organise une « visio » avec Sacha le plus rapidement possible !! Je veux savoir ce qu’il en est exactement !!
- Et pour l’argent demandé monsieur ?
- Occupez-vous en !! Il faut qu’il lui parvienne en toute discrétion !!
- Je fais envoyer un agent depuis un pays proche, doit-il également apporter autre chose ?
- Non !! Ce serait trop dangereux en ce moment !! Faites au plus vite, le temps nous est compté !!
- Bien monsieur.

Igor attend que son adjoint ait quitté son bureau pour reprendre le message en main et le relire une nouvelle fois.

« Message »

Sacha recherché par contre-espionnage Français – Demande de fonds pour poursuivre mission et nouvelle identité – Sujet mission travaille avec DST - Attends confirmation continuation mission – Sacha propose éradication totale du sujet.

Igor se lève et se dirige vers le bureau de Vladimir, il doit faire abstraction de ses peurs et avertir celui-ci des intentions de son agent, connaissant la menace qu’il fait peser sur son patron au cas où il arriverait malheur au garçon.

Il connaît suffisamment Sacha pour savoir qu’il lui sera plus facile de se débarrasser du gamin que de collecter des renseignements sur lui et il n’est pas certain que cette option soit en ce moment la meilleure à prendre.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (134/150) (Samedi après-midi) (Découverte du « harem ») (suite)


***/***

Je lui fais un clin d’œil dirigé vers sa raideur soudaine.

- C’est pour moi que tu bandes comme ça ?
- (Antonin) J’imagine que oui et je vois que toi aussi, tu n’es pas en reste Hi ! Hi !
- Tu es un super beau mec, comment résister ?
- (Antonin) Tu es pas mal non plus dans ton genre !!

Faisant l’offusqué.

- Juste pas mal ? Et bien !! Mon ego en prend un sacré coup dis donc !!

Antonin rougit jusqu’aux oreilles.

- Tu m’as très bien compris, mais ce n’est pas ce qui compte le plus pour moi.
- Ah oui ?
- Tu vas me trouver sans doute rapide, trop peut être !! Alors que je n’ai rien et que je vis dans la rue, mais…

Je le coupe en revenant près de lui et mes mains se posent sur ses hanches, caressantes.

- Alors que tu « n’étais » rien et que tu « vivais » dans la rue !! Parce que maintenant c’est fini !! Je n’accepterai pas qu’un de mes amis n’ait pas une vie normale et je serai là avec toi pour t’aider à t’en sortir, tu peux me croire sur paroles !!

Antonin a les yeux qui se troublent, déjà à cause de la caresse sur son corps des mains douces de Florian qui attise son désir de ne faire plus qu’un avec lui, mais aussi par ses paroles et surtout au moment où il a parlé de ses amis.

Il a alors un léger mouvement de recul que Florian anticipe en se serrant encore plus fort contre lui et en accentuant ses caresses sur ses reins souples, d’une douceur telle que ses yeux s’allument et qu’ils se fondent dans ceux d’Antonin qui frémit en découvrant ce regard d’un vert si troublant qui l’hypnotise.


- J’ai envie de toi Antonin, pas juste pour le sexe ne t’y trompe pas !! Il y a quelque chose en toi qui m’attire, ta gentillesse, ta façon d’être et que sais-je d’autre encore !! Mais tu dois savoir avant que tu n’es pas le seul, j’ai d’autres amis qui partagent ma vie affective et aussi un amoureux auquel je tiens plus que tout au monde.
- Mais…
- Laisses-moi finir avant de juger !! Je suis comme ça et je n’y peux rien, je sais ce que j’éprouve également pour toi et je me doute de ce à quoi tu penses en ce moment, mais je t’en prie !! Attends de les connaître avant de me juger, je suis conscient que mes paroles te font te poser beaucoup de questions sur moi. Il faut juste que tu saches que je suis sincère et que je t’aime vraiment, certaines cultures le vivent très bien. Il faut juste avoir l’esprit ouvert et ne pas voir ça comme une déviance, je suis polygame Antonin !! Tu peux l’accepter ou pas, ça ne changera rien sur tout ce que je t’ai promis sois en assuré.

Antonin écoute la voix vibrante de Florian, ses yeux toujours noyés dans les siens qui le troublent par l’intensité presque surnaturelle qu’il ressent au plus profond de son être.

Quelque chose dans ce regard l’attire inexorablement vers ce garçon dont la franchise et sa façon d’être appellent à le croire et à accepter ses choix de vie, l’envie également d’être à lui et surtout la certitude de ne pas vouloir le perdre, car de cela Antonin en est certain, il ne s’en remettrait pas.

Les quelques heures passées depuis qu’il est apparu dans sa vie l’ont trop profondément marqué pour qu’il revienne en arrière et fasse comme s’il n’existait pas, de ça Antonin en prend soudainement conscience tout comme il prend conscience que plus rien ne sera désormais comme avant.

- J’ai besoin de toi Florian !! Je ne supporterai plus d’être seul après ce que je viens de vivre avec toi.
- Moi aussi Antonin !! Je t’assure que c’est la vérité et qu’il n’y a aucune arrière-pensée derrière mes paroles.
- J’ai du mal à… enfin tu comprends ?
- Attends de les connaître !! Et puis rien ne te force à d’aller avec eux si tu n’en éprouves pas l’envie, d’ailleurs rien ne dit non plus qu’eux voudront aller avec toi, ils sont libres tout comme toi de leurs décisions.
- C’est vrai ?
- A quatre-vingt-dix-neuf pour cent je dirais oui !!
- Ah !!
- Il y a Thomas.
- C’est lui ton amoureux ?
- Je vois que tu as très bien retenu mes paroles, c’est en effet celui que j’aime. Je sais que ça paraît dingue, mais c’est comme ça et comme diraient mes autres amis en rigolant, c’est mon époux dans le harem et eux sont les concubins Hi ! Hi !
- Tu voudrais donc que je devienne un autre de tes… concubins ? C’est ça ?

Mes yeux toujours dardant dans les siens depuis le début de notre conversation, brillent encore plus fort des sentiments qu’il me fait ressentir pour lui et je sens son corps contre mon corps vibrer au diapason du mien, attendant avec avidité une réponse à la question qui le taraude et qu’il vient de m’adresser d’une voix hésitante.

- Pour l’instant c’est tout ce que j’ai à te proposer, mais sache juste que mes sentiments pour toi sont déjà très forts et que ce n’est que le début de notre relation, tu peux ne pas m’accepter comme je suis mais j’aurai au moins eu la franchise de tout te dire et d’être honnête avec toi, maintenant je respecterai ton choix. Prends tout le temps qu’il te faudra pour savoir où tu en es, je ne veux surtout pas que tu te crois obliger de quoi que ce soit parce que je te viens en aide dans un moment de ta vie où tu pensais ne plus pouvoir t’en sortir.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (135/150) (Samedi après-midi) (Découverte du « harem ») (suite)


***/***

Antonin s’écarte du jeune rouquin, ramasse sa serviette pour la rattacher autour de ses reins et après réflexion, se tourne une nouvelle fois vers lui en répondant à la question muette que son regard porte sur lui.

- Merci Florian !! Tu as raison, il faut que je fasse le point !! Tout ça est bien trop rapide pour moi.

Antonin me voit me rhabiller sans répondre, une fois chose faite je reviens vers lui et lui dépose un baiser fugace sur les lèvres.

- Prends tout le temps qu’il te faudra Antonin !! Je suis ton ami et je le resterai quelle que soit ta décision.

***/***

Pendant toutes ses explications nécessaires à la compréhension d’Antonin sur les sentiments que porte sur lui son nouveau copain, les amis du petit rouquin se retrouvent dans la chambre qui du coup semble bien minuscule pour accueillir autant de monde.

Thomas prend les sacs des mains de ses amis et va directement les porter là où il sait trouver les deux garçons, il a assisté à toute la conversation et comprend parfaitement le besoin de faire le point qu’à Antonin suite aux paroles de son chéri, paroles qui ont le mérite d’être franches quoiqu’il trouve un peu rapide tout de même la déclaration de Florian.

Il n’a pas à frapper à la porte que celle-ci s’ouvre et qu’une main se tend dans le couloir pour recevoir les paquets.

- (Florian) Merci « Thom » !! Tiens Antonin !! Voilà de quoi t’habiller, tu n’auras qu’à nous rejoindre dans la chambre quand tu seras prêt et je te présenterai mes amis, ça ira ?

Une minute où Thomas voit le petit blond ouvrir les paquets, assistant avec un pincement au cœur à la gêne manifeste du jeune homme à accepter ce qui pour lui est sans contexte le plus beau des cadeaux.

- Mais ces vêtements sont neufs ?? Vous êtes fous !! Comment je vais faire pour vous rembourser ??
- L’argent n’est pas un problème Antonin ! Habille-toi et rejoins-nous.
- Mais…

Thomas sourit en voyant Florian sortir de la salle de bains, les deux garçons s’enlacent les yeux encore émus par la vision d’Antonin devant le cadeau qu’il vient de recevoir.

- (Thomas) Tu es sûr que ça va aller pour lui ?
- Il est juste dépassé par tout ce qu’il lui arrive !! Ça fait beaucoup pour une seule journée, mais ça devrait aller ne t’inquiète pas !!
- Et s’il tourne encore une fois de l’œil ?
- Plus maintenant, j’ai fait ce qu’il faut pour ne plus que ça arrive.
- Le baiser ?
- Il fallait bien que je trouve quelque chose !!
- Je trouvais aussi que c’était un peu rapide.
- J’espère qu’il ne se fera pas la même remarque Hi ! Hi ! Sinon je vais passer pour quoi !!
- Pour un pervers qui profite de la faiblesse d’un beau jeune homme pour abuser de lui.
- Tu crois qu’il pensera à un truc pareil ??
- Je plaisante Florian !! J’étais avec toi rappelle toi.
- C’est vrai ça !! Je me demande comment c’est possible sans que ce soit volontaire de ma part.
- Tu crois que ça va durer ?
- Essaie de te déconnecter pour voir ?
- Comment tu veux que je fasse une chose pareille ?
- Attends, j’ai une idée !!

J’imagine une porte que je place entre nos deux esprits avec une poignée de chaque côté, l’image d’abord floue, devient de plus en plus nette jusqu’à avoir une réalité propre.

- Tu vois la porte ?
- Elle vient juste apparaître, c’est toi qui l’as créée ?
- Oui !! Essaie de la fermer pour voir.

Je regarde avec amusement la main de Thomas faire le geste d’attraper la clenche et d’un seul coup plus rien !!

- Ouah !! Ça marche !!
- Ouvre là à nouveau pour voir ?
- Pour ça il y aurait fallu qu’elle ne disparaisse pas quand je l’ai fermée !!
- Concentre-toi !! Je voudrais que ça vienne de toi sinon cela voudrait dire qu’il n’y a que moi qui pourrais créer la liaison.

Mon envie de lui renvoyer l’image est très forte, je me retiens pour ne pas le faire parce que j’aimerais vraiment qu’il y arrive de lui-même quand il aura besoin de me contacter.



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 4) - laurentdu51100 - 05-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (136/150) (Washington)


« Bureau ovale »


Le staff privé du président est rassemblé cet après-midi-là pour faire le point des affaires sensibles qui préoccupent le gouvernement américain.

Plusieurs sujets ont déjà été abordés avant que n’arrive celui découlant de la mise en place progressive des résolutions prises lors de la dernière cession du congrès de Kyoto et bien sûr les derniers rapports concernant l’activité de leurs agents en France, en particulier celle sur le jeune Florian qui avive encore plus la curiosité de l’exécutif depuis qu’ils en connaissent certaines facettes mises en premier plan lors du même congrès.

- (Le président) Où en sommes-nous sur l’étude des fichiers contenus dans la clé qui nous a été remise à la clôture du congrès ?
- Ils sont toujours à l’étude par nos spécialistes.
- A-t-on une idée de quoi il s’agit ?
- D’après les premiers examens, il s’agirait d’une sorte d’enzyme qui capturerait les polluants sous certaines conditions pour les transformer en éléments primaires qui pourraient être réutilisés par nos industries.
- Ce serait vivant ??
- C’est ce point précisément qu’étudient nos chercheurs en biologie appliquée, une visite du centre d’étude vous donnerait une idée plus précise de l’état de fébrilité avec laquelle ils prennent connaissance de ces données monsieur.
- Comment ça ?
- D’après le professeur Schenberg, ces données auraient plusieurs décennies d’avance sur les dernières recherches s’approchant de près aux mêmes sujets d’études et d’après nos sources, il ne dormirait plus que dans son bureau depuis qu’il est en possession de ces informations.

Un lourd silence suit les paroles du conseiller, chacun connaissant les recherches et les compétences exceptionnelles du professeur en question, sommité reconnue de par le monde dans sa spécialité.

- Quand compte-t-il mener à bien les premières expériences en laboratoire ?
- Très rapidement monsieur, les fichiers contiennent également toutes les phases nécessaires à la conception de l’organisme cellulaire.
- Il est donc convaincu que cette enzyme sera efficace ?
- Sans conteste monsieur !! Il veut juste s’assurer qu’il n’y aura pas de conséquences autres à sa mise en production.
- À quoi pense-t-il en particulier ?
- D’après nos sources, c’est simplement un principe de précaution au cas où l’enzyme ainsi créée deviendrait instable et aurait un effet tout autre sur les polluants suite à une utilisation sur une grande échelle.
- Nous pourrions nous contenter d’un essai en zone confiné ?
- C’est précisément son intention avec son équipe, ils pensent envoyer une navette dans l’espace bourrée de polluants en tout genre pour voir comment réagit la molécule et il sera aisé de s’en débarrasser en cas où les résultats ne correspondraient pas à nos attentes.
- Vous rendez vous compte que cette clé contenant les schémas de cette enzyme a été donné à quatre-vingt pays ? Si l’un d’entre eux seulement l’utilise sans un minimum de précaution, les nôtres aussi drastiques qu’elles soient ne serviront à rien au final.
- Que conseillez-vous monsieur ?
- De faire l’essai en laboratoire, déjà ce sera beaucoup moins coûteux pour nos finances et tout aussi probant, en plus nous pourrions prévenir à temps les autres pays concernés au cas où il y aurait un quelconque danger à poursuivre dans cette voie. Je ne voudrais pas que nous transformions cette planète à cause d’apprentis sorciers, après tout nous ne savons pas grand-chose de ce garçon.
- Il a quand même réalisé des avancées primordiales en médecine monsieur et nous recevons des rapports sur de nouvelles découvertes technologiques nippones suite à son intervention dans un de leurs centres de recherches.
- Nous nous en tiendrons à mes dernières recommandations, je ne doute pas que nos chercheurs s’en rendraient vite compte s’il y avait un danger potentiel quelconque à utiliser cette molécule. Faites envoyer un courrier aux détenteurs du fichier en leur conseillant la même prudence, j’espère qu’eux aussi prendront toutes les dispositions avant d’utiliser cette découverte. Passons au sujet suivant si vous le voulez bien, nous reprendrons cette analyse quand nous recevrons les rapports d’expertises et qu’il sera temps de prendre la décision d’utiliser ou non cette molécule.
- Un de nos agents a retrouvé l’instructeur militaire Russe responsable des tueries de nos soldats en Afghanistan, il demande des instructions pour son extraction du sol Français par nos forces spéciales.
- Ce ne serait pas plus simple de demander son extradition ? S’ils apprenaient nos agissements, les services de contre-espionnage Français ne nous le pardonneraient pas et je vous rappelle que la France est un de nos principaux alliés en Europe.
- D’après notre ambassadeur, cette demande serait refusée car des meurtres ont également été commis par cet individu sur leur sol.
- N’avons-nous pas une quelconque monnaie d’échange ?
- Rien pour le moment monsieur ne serait-ce la demande du soldat Massery à être exempté de terminer son service dans nos troupes pour rejoindre l’armée Française dont il a la bi-nationalité je vous rappelle.
- Je ne pense pas que ce soit suffisant pour qu’ils acceptent de nous remettre cet homme !! C’est quand même étrange que nous en revenons toujours à cette histoire De Bierne, ce garçon est vraiment quelqu’un de spécial déjà par son cerveau exceptionnel mais quelque chose m’échappe à son sujet.
- Nous continuons à fouiller dans son passé monsieur, je ne doute pas que nous finirons par découvrir quelque chose d’intéressant.

Le président se lève pour clore la séance.

- Continuez vos recherches et pour le Russe, envoyez les seals s’il le faut !! Je veux que ce criminel soit jugé chez nous vous m’entendez !! Arrangez-vous pour qu’il soit incriminé dans un état où la peine de mort est toujours prononcée !! C’est tout ce qu’il mérite !!


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (137/150) (Samedi après-midi) (Découverte du « harem ») (suite)


Je vois son front se plisser sous la concentration, ses efforts n’ont pas le succès escompté et c’est en soupirant de frustration qu’il rouvre les yeux.

- Pfffttt !!! Rien à faire !! C’est toi qui a le don, pas moi !!
- Je suis certain que tu peux y arriver !! Maintenant tu es sans doute trop nerveux, ça viendra le jour où tu y penseras sans chercher à tout prix à la voir tu verras !!
- Bah !! Pas grave du moment où toi tu peux le faire, au pire je t’envoie un sms le jour où j’ai besoin de t’avoir avec moi Hi ! Hi !

Je le fixe dans les yeux avec le sourire mêlé d’une forte excitation.

- Je vois que tu as pris goût à certaines nouveautés intimes avec nos amis !!
- J’avoue que tu as raison, j’ai trouvé ça cool qu’on partage tout ça ensemble dans le même corps. Mais je ne pense pas en abuser parce que ton corps me manque et ça me frustre de ne pas le sentir près de moi pour te prendre dans mes bras.
- Je m’en étais déjà fait la remarque !! Je pense que ce sera bon de temps en temps quand nous sommes trop longtemps sans nous voir, mais pas plus.

C’est une voix venant de l’autre bout du couloir qui nous fait revenir au présent.

- (Antoine) Hé les gars !! Qu’est-ce que vous foutez ?
- (Thomas) On arrive !!

Comme Antonin n’a pas l’air encore prêt à sortir, nous rejoignons nos amis dans la chambre et je leur donne les dernières nouvelles de ces dernières heures, leurs visages marquent l’horreur de tout ce qu’il s’est passé dans cette maison et du coup ils n’ont plus trop envie de s’éterniser ici, n’attendant tout comme moi qu’Antonin arrive pour retourner à l’appartement.

***/***

« Dans la salle de bains »

Antonin toujours nu a déballé les paquets que Florian a déposés devant lui avant de sortir, ses yeux sont inondés de larmes devant tous ces beaux vêtements qu’il découvre et il n’ose pas les enfiler sur lui, se croyant indigne de porter de si belles choses.

Ses mains tremblent quand elles caressent tour à tour les velours épais des pantalons et du manteau d’hiver, les cotons raffinés des sous-vêtements, pour finir par le cachemire d’une douceur incomparable des deux magnifiques pulls.

Les chaussures et le ceinturon en cuir d’une souplesse telle qu’il n’aurait jamais cru possible qu’il en existe, terminent de le mettre dans tous ses états et toute son émotivité éclate au grand jour, dévastant son visage rougi par tant d’attention à son égard.

Il finit par reprendre suffisamment de clarté d’esprit pour s’habiller, s’admirant dans la glace à chaque vêtement qu’il enfile et ce n’est qu’après avoir soigneusement plié ceux qui restent, qu’il termine par un bon coup de peigne sur ses longs cheveux à la blondeur des blés mûris au soleil.

Le garçon qu’il voit alors dans le miroir lui est presque inconnu, ses yeux délavés rendant son visage d’une beauté magnétique qui le fait sourire et la coupe impeccable de ses nouveaux vêtements lui donne la même apparence que les mannequins qu’il aimait regarder dans les magazines de luxe qu’il trouvait parfois dans les poubelles où il cherchait sa nourriture pour survivre une journée de plus à son triste sort.

Sa taille élancée, voire amaigrie donne un charme certain à sa silhouette et c’est à ce moment-là qu’Antonin se rend enfin compte pour la première fois de sa vie, qu’il est… beau !!!

C’est en tenant très fort contre sa poitrine le sac où il a rangé ses autres affaires, qu’Antonin sort de la salle de bains et parcourt les quelques mètres le séparant de la chambre où Florian l’attend accompagné de ses amis pour la plupart inconnu.

Le stress le reprend alors de savoir comment ils vont l’accueillir, les questions se bousculent dans sa tête au point qu’il s’arrête brusquement au milieu du couloir, prêt à s’enfuir une nouvelle fois pour retourner à la rue où personne ne le voyait plus.

C’est une voix derrière son dos qui le fait sursauter, le faisant se tourner vers un homme d’âge mûr au regard autant amical que visiblement étonné par sa présence.

Maurice le regarde depuis quelques secondes, il s’est un instant demandé qui pouvait être cet inconnu tellement le changement radical du jeune homme est spectaculaire.

D’un clochard en hardes et affamé, d’une crasse telle qu’il en devenait répugnant à ce beau garçon blond habillé comme un dandy, la transformation est suffisante pour impressionner Maurice mais aussi pour comprendre son trouble et ses hésitations à faire les derniers pas le menant assurément vers une nouvelle vie qui doit l’effrayer.

- Prends la chance qui t’est donnée, mon garçon !! Choisis de vivre cette nouvelle vie qui te tend la main, je comprends tes hésitations comme je comprends également que ce sera un tournant capital pour toi. Alors vas-y !! Nous verrons ensuite pour te redonner ton identité, fuir serait une preuve de faiblesse et je ne pense pas que tu souhaites vraiment reprendre le cours de ce que tu as vécu jusqu’à présent, Florian est un garçon comme tu n’en connaîtras sans doute jamais d’autres pareils.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (138/150) (Samedi après-midi) (Découverte du « harem ») (fin)


« Dans la chambre où attendent la bande de copains »

Je suis prêt à aller voir ce qu’il se passe quand un grattement timide se fait entendre depuis la porte de la chambre, je vais ouvrir et tombe nez à nez avec un garçon d’une beauté évanescente, mettant plusieurs secondes avant de réaliser qui il est.

- Antonin !!

Le petit blond sourit, visiblement mal à l’aise devant tous ces regards posés sur lui et qui le dévisagent avec un mélange de curiosité et d’intérêt soudain.

Son malaise passe rapidement pour se transformer en un énorme trouble émotionnel devant ces garçons qu’il trouve plus magnifiques les uns que les autres et en particulier un grand blond aux yeux merveilleux qui le laisse sans réaction planté devant la porte d’entrée.

La parole de Florian semblant étonné de le reconnaître lui fait détacher son regard de cette créature de rêve qui ne cesse de sourire en ne le quittant pas des yeux, Antonin regarde donc son ami d’un air tout aussi étonné que lui semble l’être.

- J’ai tellement changé que tu ne me reconnais plus ?
- Tu es trop beau dans ces vêtements, le sais-tu ?
- Je n’en ai jamais eu de pareils !! Vous êtes fous d’avoir dépensé autant d’argent pour moi.
- Comme je te l’ai dit, l’argent ne compte pas pour nous, enfin si !! Mais pas quand il s’agit de venir en aide à un ami, je n’allais pas te laisser sortir tout nu quand même ? Enfin !! Ce n’est pas que ça me déplairait Hi ! Hi ! Allez !! Entre que je te présente le « Harem » !!

Antonin fait quelques pas et reste ensuite debout complètement figé par le trac, il sent bien le bras de Florian qui lui enserre doucement la taille et tente ainsi de le décontracter suffisamment pour qu’il ne se sente plus aussi perdu au milieu de tous ses amis qui n’osent faire les premiers pas de peur de l’effrayer plus encore qu’il semble l’être actuellement.

Il se sent pousser vers le milieu de la pièce et trébuche en se prenant les pieds dans le tapis, rattraper par Raphaël qui du coup sort de sa torpeur en entrant en contact avec cet angelot semblant beaucoup plus jeune qu’il ne l’est et qu’il dévore du regard depuis qu’il lui est apparu.

- Holà !! Regarde où tu marches !

Antonin capte ses yeux verts qui l’observent pétillants d’une lueur amicale et légèrement moqueuse tout en appréciant les mains fermes qui viennent de lui éviter la honte de s’affaler devant tout le monde.

- Pardon !
- Tu n’as pas à t’excuser !! Moi c’est Raphaël, un des membres du « Harem » comme se plaît à le dire l’autre « rouquemoute » qui reconnaît le, est loin d’être aussi beau mec que moi Hi ! Hi !

Éric attrape Antonin par l’épaule pour lui faire face.

- Ne l’écoute pas sinon tu n’as pas fini !! Moi c’est Éric, « Raph » est mon petit copain.

Antonin admire à sa juste valeur le beau brun qui vient de prendre la parole d’une voix amicale, quoique railleuse à l’encontre de son ami.

- Toi aussi, tu es…
- Un membre du fameux « Harem » ? Bien sûr comme notre ami asiatique Yuan qui est à côté de Thomas le grand blond. Thomas est le compagnon de Florian, tu connais déjà son cousin Antoine ainsi que son copain Jonas qui eux n’en font pas partie mais nous sont très proches comme beaucoup d’autres que tu apprendras à connaître au fur et à mesure. Alors maintenant que tu connais tout le monde, il serait temps de déstresser mon pote parce que là tu es figé comme une statue.

Antonin l’écoute, d’abord subjugué par cette voix aux sonorités chaudes du sud de la France et baisse ensuite la tête en rougissant à ses dernières paroles qu’il prend pour une critique, voir un rejet de sa part devant sa gêne à être entouré de tous ces garçons inconnus.

- Pardon !

L’étonnement de l’entendre encore une fois demander à être pardonné, est général et nous fait nous regarder avec incrédulité, ne comprenant pas pourquoi Antonin se sent aussi fautif d’être parmi nous.

J’ai quand même ma petite idée là-dessus, ses années d’errance avec ses parents n’ont pas dû être l’occasion de se faire beaucoup d’amis et ces derniers mois à vivre dans la rue lui ont certainement appris à craindre de se retrouver au milieu d’autres gens.

Malgré tout je vois bien que tous mes amis sont émus de le voir aussi pitoyable, tenant serré contre sa poitrine comme un trésor le sac de vêtements de rechange que nous lui avons offert.

Je me rends compte seulement maintenant qu’ils sont les seules choses qu’il a et qu’en le débarrassant de ses vieux vêtements, nous lui avions enlevé les seules choses auxquelles il aurait pu se raccrocher à son passé.

- Nous partons d’ici les gars !! Cet endroit est un trop mauvais souvenir pour Antonin, je suis sûr que ça ira mieux quand nous nous en serons éloignés.

Une voix timide et apeurée sort alors des lèvres d’Antonin, toujours les yeux baissés et se tenant devant nous comme un petit garçon perdu.

- Où m’emmenez-vous ?






Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 4) - laurentdu51100 - 05-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (139/150) (Samedi soir) (Sacha)


C’est en marchant tranquillement dans les rues de la capitale, que Sacha se dirige vers le bar pour y rejoindre Eddy et accepter de ce fait son invitation à passer quelques jours voire semaines chez lui.

Sacha se sent beaucoup mieux depuis qu’il a repris contact avec le FSB qui pour lui est comme une seconde famille, la conversation avec Igor a été houleuse au début pour se terminer plus sereinement et sa mission lui a été bien spécifiée pour qu’il ne commette pas d’erreurs qui sinon risqueraient d’être regrettables, autant pour lui que pour d’autres personnes au sein du gouvernement à ce qu’il a cru comprendre.

L’argent demandé va lui parvenir d’ici quelques jours, il devra juste se rendre à l’adresse qu’il a apprise par cœur et prendre contact par la même occasion avec ceux qui vont s’occuper de sa nouvelle identité et l’aider dans la poursuite de sa mission.

Un bon repas et l’assurance de passer quelques soirées chaudes avec Eddy, rendent Sacha légèrement euphorique en cette fin d’après-midi quand il pousse la porte vitrée du bar.

Il regarde sa montre lui indiquant qu’il est quelque peu en avance et que c’est donc normal qu’il ne voit pas son rendez-vous déjà attabler à l’attendre.

Il commande un café à la folle tordue qui ne manque pas l’occasion pour lui refaire la scène de l’amoureuse transie, cette fois et sa bonne humeur aidant, Sacha le prend avec un humour inhabituel venant de sa part et se prend même au jeu de la séduction avec la tapette qui du coup n’en peut plus de se trémousser du cul en balançant ses bras dans toutes les directions d’excitation.

Une voix chaude, amusée et virile le fait se retourner et sourire de plus bel en reconnaissant son futur amant.

- Je vois que tu es de meilleure humeur que ce matin Hi ! Hi ! Monsieur plaisante avec le barman !!
- Il fallait bien passer le temps !! Je t’offre quelque chose ?
- Hum !! Volontiers, quoique ce ne serait pas sérieux en public Hi ! Hi !
- Je te plais tant que ça ?
- Je n’ai jamais eu l’habitude d’être dragué par un petit jeune, ça doit être ça qui me chauffe !!
- J’ai vingt-quatre ans, bientôt vingt-cinq alors je ne suis plus ce qu’on peut appeler un petit jeune et puis tu n’es pas si vieux que ça toi non plus ?
- Trente ans, c’est déjà une décennie de plus !! On t’a déjà dit que tu faisais plus jeune que ton âge ? Je t’aurais donné à peine la vingtaine si tu me l’avais demandé.

Sacha a alors ce sourire qui le rend si craquant et qui le montre à l’opposé de ce qu’il est vraiment, il voit bien au trouble d’Eddy qu’une fois encore sa séduction naturelle a fait son petit effet.

- Décidément toi aussi tu me plais !! Je crois que nous allons passer quelques bons moments ensemble.
- Tu acceptes donc mon offre ?
- Comment refuser devant un mec qui m’a fait craquer la première fois que je l’ai vu ?

Eddy s’assoit, troublé à son tour par le charme et la gentillesse de ce garçon, ce serait-il trompé sur son compte ? N’était-il là que par hasard ou juste pour un quelconque méfait qu’il venait ou s’apprêtait à faire pour une raison bien à lui ? Il s’assoit alors pensif à la table de Sacha.

- J’accepte ton verre, ensuite c’est comme tu voudras !! Nous irons dîner dehors ou faire quelques courses pour que je nous cuisine un repas.
- Je préfère la deuxième solution et c’est moi qui me mettrai aux fourneaux, si tu n’y vois pas d’inconvénients bien sûr !!
- Décidément !! Dommage que tu veuilles repartir si vite, j’aurais bien aimé vivre une histoire plus longue avec toi.

Sacha lui prend le bras et le regarde très sérieusement.

- Il ne faut pas t’attacher à moi Eddy !! Je ne suis pas ce genre de gars qui veut se poser et se mettre en couple, si j’ai accepté ton invitation c’est juste pour le temps où je serai dans cette ville et crois-moi ce sera mieux comme ça pour nous deux.
- Je vais essayer de m’en souvenir !!

Sacha hésite un moment en se mordant les lèvres sans quitter du regard cet homme pour qui il commence à ressentir les mêmes sentiments que quelques mois en arrière pour un autre jeune homme tout aussi attachant qu’il a dû faire abattre pour préserver sa sécurité, il se lève de table et dépose un billet pour payer les consommations.

- Ce n’est peut-être pas une bonne idée en fin de compte !!

Eddy surpris.

- De quoi tu parles ?
- De venir chez toi !! Je sens que ce ne sera pas aussi simple que le bon plan cul que j’avais envisagé ce matin pour ces quelques jours.
- Comment ça ? Explique-toi ?
- Tu es de ces gars qu’on finit par aimer Eddy !!
- Et alors ? Il est où le problème ?
- Il est là justement, je ne veux pas que ça m’arrive encore une fois.

Sacha fait mine de partir quand il sent la main d’Eddy le retenir, un frisson lui parcourt l’échine au contact de cette peau si chaude qui le retient fermement.

- Ne gâche pas tout Sacha !! Je ferai comme tu veux et tu partiras quand tu auras fini ton séjour à Paris, je te promets de ne pas chercher à te retenir. Ce serait idiot de se quitter comme ça alors que nous nous plaisons, tu ne penses pas ? C’est déjà si rare de trouver quelqu’un avec qui on se sent bien !!!

Sacha le fixe intensément, Eddy le regarde sans baisser les yeux et un sourire revient sur ses lèvres quand il se rassoit près de lui.

- D’accord !! J’espère juste qu’aucun de nous deux le regrettera !!
- Nous le regretterons certainement tous les deux, mais nous aurons au moins vécu quelques jours très fort j’en suis persuadé.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (140/150) (Samedi soir) (Chez Yuan)


Le salon de Yuan pourtant spacieux, commence à montrer ses limites avec tous ces jeunes qui y sont installés, plusieurs couples de nos amis nous ayant rejoints pour passer ce samedi soir tous ensemble.

Antonin reste accroché à moi en proie à une peur quasi panique, ni les sourires amicaux, ni les remarques appréciatrices sur son physique ou ses habits le rendant encore plus craquant n’arrivent à lui ôter cette trouille d’avoir autant de monde autour de lui.

Yuan aux petits soins pour lui depuis qu’il lui a été présenté, ne sais également plus quoi faire pour lui éviter ce stress évident d’une trop grande pression qu’il ressent de tous ces jeunes hommes entrants en riant ou parlant fort dans son cercle d’intimité personnelle.

Je lui montre la cuisine d’un geste de la tête, Yuan comprend aussitôt mon idée et dans la foulée s’approche d’Antonin en lui tendant la main.

- Tu ne voudrais pas venir m’aider dans la cuisine ? C’est plus calme là-bas et tu t’y sentiras certainement beaucoup plus à l’aise.

Antonin lui fait un pâle sourire de reconnaissance en lui prenant la main mais sans lâcher la mienne qu’il serre au contraire plus fortement dans ses doigts, sa tête se tourne vers moi ses yeux marquant l’interrogation de savoir pourquoi je ne me lève pas moi aussi.

- Va avec « Yu », il ne te mangera pas tu sais ?
- Tu… tu… resteras ici… promis ?
- Je n’ai pas l’intention de dormir dehors tu sais ? Bien sûr que je reste ici !
- Pardon !

C’en est trop pour moi de l’entendre encore une énième fois demander pardon alors qu’il n’y a rien à pardonner, je me lève et je l’emmène dans la cuisine suivi par Yuan qui me regarde étonné tout comme mes autres amis qui s’arrêtent de parler pour nous suivre des yeux.

Je le fais asseoir sur une des chaises en me plaçant en face de lui pendant que Yuan referme la porte sentant bien qu’il y a de l’explication dans l’air.

- Dis-moi ce que tu as sur le cœur une bonne fois pour toute Antonin !! Ça ne ressemble à rien tous ces pardons que tu nous lances à la moindre occasion !!
-…
- Mais parle à la fin !!! Qu’est ce qui ne va pas ? Tu ne te sens pas bien avec nous ?
- (Yuan) Calme toi Florian, tu vois bien qu’il est à deux doigts de pleurer !!
- Mais qu’est-ce qu’il a, merde à la fin !! Ça allait bien quand nous n’étions que tous les deux dans la salle de bains et depuis que nous sommes tous ensemble, on croirait qu’il crève de trouille !!
- Pardon !

Antonin a mis son bras devant ses yeux et pleure maintenant à chaudes larmes, son corps tressautant au rythme de ses pleurs.

- Pardon ! Pardon ! Pardon !

Je le prends par les épaules en le secouant gentiment pour lui faire cesser sa litanie qui je dois bien l’avouer, me fait dresser les poils des bras d’agacement même si je m’apitoie sur lui à le sentir aussi perdu et fragile.

- Mais arrête ça tout de suite !! T’es chiant à la fin !!
- (Yuan) Laisse le « Flo », tu n’as pas encore compris qu’il est en panique ? Tu serais à sa place, imagine toutes les questions qui te passeraient par la tête ?
- Mais enfin il n’a plus à avoir peur !! Il est avec nous maintenant !!
- Oui je le sais, tu le sais et les autres aussi le savent !! Mais lui ? Il est dans un appartement où il n’y a aucun vrai adulte, tu imagines un peu tout ce qu’il doit en penser ? Que nous nous amusons avec lui comme un jouet et qu’une fois le week-end terminé, nous retournerons chez nos parents en le renvoyant à la rue !! Et peut-être pire encore !! Qui sait ce qu’il peut bien imaginer de tout ce qu’il lui arrive depuis cette nuit ? Ce n’est pas toi qui s’es fait enlever dans le but d’être violé ? Ce n’est pas toi qui aurais terminé dans cette fosse après qu’ils lui aient fait subir les pires sévices ? Ce n’est pas toi qui cette nuit encore crevais de faim et de froid au point de penser ne pas voir une nouvelle journée se lever ? Ce n’est toujours pas toi qui se retrouves au milieu d’une bande de mecs qui n’arrêtent pas de lui dire qu’il est super-mignon ? Tu en penserais quoi toi ? Qu’eux aussi veulent profiter de ton cul et te jeter dehors une fois leurs envies satisfaites pour retourner dans ta misère une fois terminée !!
- Mais c’est pas du tout ça !!
- Bien sûr que ce n’est pas ça !! Mais comment veux-tu qu’il le sache ? Regarde-le ? Il est quasiment le plus âgé de nous tous ici et il ressemble à un gamin tellement le manque de nourriture, de chaleur et de soins l’a empêché de se former au même rythme qu’un garçon de son âge !!
- Tu pousses peut-être un peu loin là !! J’ai le même physique que lui et je n’ai jamais manqué de rien !!
- Oui mais tu n’as encore que dix-huit ans Florian, lui, il va sur vingt et un !!
- Qu’est-ce qu’on fait alors ?
- C’est toi qui me demandes ça ?
- Et pourquoi non ? Tu crois que je n’ai jamais besoin de conseil ?

Yuan reste un moment interloqué par mes paroles, ne se rendant pas compte que moi aussi je ne sais pas vraiment quoi faire pour qu’Antonin retrouve de l’assurance et surtout le sourire, j’ai bien entendu tout ce qu’il m’a dit et je dois bien reconnaître que je serais très certainement aussi paniqué qu’Antonin à sa place.

Il devrait quand même bien se rendre compte qu’on ne lui veut rien de mal, personne ne lui a encore sauté dessus et cela n’arrivera jamais, je souris en pensant que sauf si bien sûr il est demandeur.

- (Yuan) On devrait le mettre au lit !!
- Faudra peut-être lui changer sa couche aussi, après le biberon bien sûr et qui va s’y coller pour lui faire faire son rototo ?
- Hi ! Hi ! Hi !

Nous regardons surprit dans la direction d’Antonin dont les rires de toute évidence venaient de lui, le petit blond les yeux encore humides et rougis nous regarde maintenant avec le sourire moqueur mais rieur qui nous va beaucoup mieux que l’état où il se trouvait quelques secondes plus tôt.

Yuan me sourit en venant m’embrasser sur la joue.

- Voilà comment il faut faire ! Suffit que tu le fasses rire et tout ira bien.

Je fixe Antonin qui maintenant a un vrai sourire aux lèvres.

- Dis donc toi !! C’est de moi que tu te moques ?


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (141/150) (Reims) (Mickael et Catherine) (Emménagement)


« Chez Mireille »

- Tu es prêt ? Nous allons finir par rater l’avion si tu tardes encore !!
- Minutes papillon !! Dis, Gérôme ? Tu crois qu’on reviendra un jour ici ?
- Certainement !! Pendant les congés !!
- (Dorian) J’aimais trop cette maison, ça me fait mal au cœur de la quitter et de laisser nos amis.
- Nous les retrouverons vite tu sais ? Sitôt le centre suffisamment avancé, ils ne tarderont plus à venir s’y installer.
- Oui mais il faut encore compter deux voire trois ans minimum et je vais trouver le temps long.
- À nous de faire en sorte que tout se passe bien et ça ira vite, Joseph devrait arriver là-bas en même temps que nous et Maurice nous envoie Victor d’ici quelques mois, le temps de clore une enquête en cours et qu’il s’organise ensuite avec sa famille pour qu’ils ne tardent pas trop à le rejoindre.
- (Dorian) Ça ne va pas être simple à ce que j’ai entendu dire, ses enfants seraient tombés amoureux.
- J’ai appris ça en effet Hi ! Hi ! L’effet Florian a encore joué on dirait bien !!
- Ça se pourrait mais en attendant c’est un problème de plus pour Victor.
- Nous n’y pouvons rien, par contre l’heure tourne et il faut à tout prix qu’on se bouge !! En plus les copains de Florian ne vont plus tarder à arriver.

***/***

Mireille est dans sa cuisine à surveiller d’une oreille la descente des deux garçons, son visage est triste bien qu’elle sait pertinemment que ce ne sont que des au revoir et non des adieux, rien n’y fait néanmoins et elle a l’impression de perdre deux de ses enfants tellement elle les aime tous depuis qu’ils sont venus lui redonner le goût de vivre alors qu’elle était bien trop seule depuis le décès de son mari.

Maintenant se dit-elle, le jeune couple qui vient prendre la place semble lui aussi adorable quoique toujours à se chiner comme elle-même aimait tant le faire avec son époux lors de leurs longues années passées ensemble.

Mireille en est là dans ses pensées quand des pas venant de l’escalier lui remettent la tristesse aux yeux, Gérôme et Dorian le remarquent de suite et comprennent les émotions de cette brave vieille femme pour qui ils ont eux aussi de très forts sentiments.

Les embrassades se font rapidement pour éviter justement les effusions trop pénibles pour eux tous, les autres pensionnaires leur ayant fait leurs au revoir le matin même avant de partir chacun à ses occupations.

- Prenez soins de vous mes enfants !!
- (Dorian) Toi aussi « Mimi » !! Nous reviendrons pendant les vacances et de toute façon nous vous attendrons là-bas quand tout sera prêt à vous recevoir.
- (Gérôme) Prends bien soin de toi en attendant.

Les yeux embués de larmes de la vieille femme leur font mal au cœur et ils préfèrent s’éloigner après un dernier baiser, s’étonnant eux-mêmes que ce soit aussi difficile de quitter cet endroit qui restera graver à jamais dans leurs souvenirs.

***/***

Mickael et Catherine arrivent alors que les deux garçons viennent à peine de tourner l’angle de la rue, c’est donc sans le savoir qu’ils se garent à la même place que les précédents occupants de la belle chambre où ils vont emménager.

Au tout début quand Florian leur a proposé cette solution d’hébergement, ils n’étaient pas franchement chauds et voulaient plutôt trouver une petite maison pour s’installer et ensuite pourquoi pas, envisager sérieusement de fonder une famille.

Ils sont donc venus à plusieurs reprises pour faire connaissance des lieux ainsi que des autres habitants de la maison, très vite ils s’y sont plu et la gentillesse tant de la propriétaire que de ses locataires les a conquis pour en arriver comme c’est le cas en ce moment même à en être impatient de venir y vivre.

Les portières claquent, Mickael regarde sa copine avec un grand sourire et reçoit le même de celle-ci en réponse.

- Nous allons nous plaire ici ma puce.
- J’en suis certaine, déjà nous ne serons plus seuls et ensuite j’adore cette ambiance familiale qu’ils ont tous sue créer autour de Mireille.
- Tu n’as qu’à entrer, je m’occupe des valises.
- D’accord mon chaton.
- Miaou !!
- Pfff !!! Imbécile va Hi ! Hi !

Le jeune couple s’enlace en pleine rue sous le regard ému de Mireille qui les observe derrière les rideaux depuis la chambre qu’ils vont occuper et qu’elle préparait pour leur arrivée.

Elle sourit en pensant qu’il n’y a décidément plus qu’elle à être seule, une petite pointe de nostalgie la prend à l’estomac car elle aussi aimerait être serrée dans les bras d’un bel homme tout à elle et cette réflexion lui fait comprendre qu’elle a enfin passé un cap en faisant le deuil de celui avec qui elle avait passé la majeure partie de son existence.





Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 4) - laurentdu51100 - 05-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (142/150) (Samedi soir) (Sacha)


« Dans l’appartement d’Eddy »


Eddy s’enfonce confortablement dans son fauteuil, visiblement repu du repas que lui a concocté et servi Sacha.

- J’ai pris au moins un kilo !! Va falloir y aller plus léger le soir.
- (Sacha) Un peu de sport et il n’y paraîtra plus.
- Je ne me sens pas le courage d’aller courir à une heure pareille, désolé !!
- Qui t’a parlé de courir ? Je pensais à un autre sport du genre de celui qui se passe dans un lit si c’est assez explicite pour toi !!
- Faudrait que je prenne une douche avant !!
- Qu’est-ce que tu attends alors ? Allez !! Bouge tes petites fesses mon gars, sinon tant pis !! Propre ou pas propre je te mets la dose !!

Eddy voit bien à de nombreux détails de comportement, que Sacha est déjà bien excité après lui et que la nuit va être de celle qu’on n’oublie pas, il doit bien reconnaître que le physique particulièrement avantageux du jeune homme lui amène le même genre de pensées.

Sacha observe Eddy avec une moue appréciatrice, de même corpulence et de taille que lui, seuls ses yeux marron ainsi que ses cheveux châtains sont différents des siens.

Ce gars lui plaît vraiment, Sacha s’en rend soudainement compte et bizarrement aucunes de ses pulsions sadiques ne lui viennent en tête pendant qu’il pense à la nuit de sexe et de plaisir qu’ils vont certainement passer, étant donné les œillades de plus en plus révélatrices de leurs envies respectives qu’ils se lancent chacun à tours de rôles avec un petit sourire en coin.

- (Eddy) J’aimerais savoir à quoi tu penses en ce moment ?
- Certainement à la même chose que toi !!
- Ah oui !! Tu es sûr ? Parce que moi je te vois beaucoup moins habiller d’ici quelques minutes.
- (Sacha) C’était un peu dans le même esprit pour moi figure toi ! Si je suis venu le premier à ta rencontre c’était déjà parce que tu me plaisais et je dois t’avouer qu’en te connaissant un peu mieux, c’est encore pire !!
- J’ai de la chance alors !!

Sacha sourit avec dans les yeux une flamme qui fait frémir d’impatience son compagnon, il repousse la table basse pour libérer l’épais tapis en laine et vient s’agenouiller entre les genoux d’Eddy qui en a un long frisson d’excitation rien qu’à imaginer ses intentions.

De voir ce jeune mec hyper canon qui semble vraiment s’être entiché de lui, fait oublier à Eddy ce qu’il est en réalité pour ne plus voir qu’un jeune garçon craquant qui n’a certainement pas les mains dans ses poches, ni le reste d’ailleurs car les lèvres de Sacha viennent s’appliquer sur sa braguette pour lui masser le sexe qui rapidement prend son essor, devenant très vite à l’étroit dans son pantalon.

Les yeux de Sacha restent fixés dans les siens pendant tout le temps où il s’applique à le faire durcir et suivent attentivement ses traits de visage montrant combien Eddy apprécie ces préliminaires coquins.

Ses doigts remontent lentement depuis les genoux tremblants de son partenaire jusqu’à la fermeture éclair qu’il coulisse doucement pour ensuite écarter les deux bords de la braguette et appliquer sa bouche sur le renflement du slip afin de continuer à bien le mettre en appétit.

Eddy prend la tête aux cheveux bruns avec douceur pour la faire appuyer encore plus sur sa hampe durcie en poussant de petits gémissements qui font monter de plusieurs crans la libido des deux garçons.

Quelques minutes passent jusqu’au moment où n’y tenant plus, Eddy oblige la tête de Sacha à se relever et qu’il lui demande d’une voix enrouée par l’excitation.

- On serait mieux dans la chambre et il faut vraiment que je me douche, je t’assure que j’en ai besoin.

Sacha pousse un soupir de frustration mais comprend la gêne d’Eddy, il se redresse donc en lui donnant ensuite une bonne claque sur les fesses.

- Allez oust !! Je me mets à l’aise et je t’attends dans ta chambre, ne tarde pas trop sinon je sens que je n’aurai pas le courage de t’attendre avant de me faire du bien tout seul Hi ! Hi !
- OK je file !!

Sacha le regarde partir vers la salle de bain en souriant, sitôt la porte de celle-ci refermée et qu’il entend l’eau couler, il se dirige sans faire de bruits vers l’entrée où les manteaux sont accrochés sur des patères et d’un mouvement preste en sort le portefeuille d’Eddy pour faire l’inventaire de ce qui s’y trouve.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (143/150) (Samedi soir) (Sacha) (fin)


Son geste n’est juste dû qu’à l’habitude d’être méfiant envers tout et tout le monde, d’ailleurs il n’y trouve rien que ce qu’Eddy lui a déjà dévoilé sur lui.

Une carte d’identité à son nom ainsi qu’une carte de VRP, un permis de conduire, quelques photos et un peu d’argent liquide, rien en somme qui pourrait laisser à penser qu’Eddy ne serait pas celui qu’il prétend être.

Sacha satisfait range le portefeuille à sa place et entre dans la chambre en souriant, il ôte ses vêtements et s’allonge nu sur le lit en attendant avec impatience le retour d’Eddy pour reprendre là où ils s’étaient interrompus.

Celui-ci ne tarde d’ailleurs pas à refaire son apparition avec une serviette humide autour des reins ne cachant pas à sa déformation l’extrême envie qui le tenaille.

De voir Sacha nu étendu sur son lit, Eddy en a les yeux qui lui sortent de la tête tellement ce garçon correspond à ses rêves les plus fous et c’est avec précipitation qu’il laisse tomber la serviette au sol pour venir s’allonger nu sur lui.

- (Eddy) Tu me plais trop !!
- Toi aussi !!

Les deux sexes bouillants se frottent avec avidité l’un contre l’autre pendant que des mains nerveuses se palpent aux endroits les plus sensibles leur restant accessibles.

Les lèvres se joignent, les langues se découvrent avec furies pendant que les ventres se nouent d’une envie irrépressible de faire l’amour.

Sacha est le premier étonné quand il se voit relever les jambes pour amener ses genoux contre sa poitrine, invitant ainsi sans équivoque son partenaire à le prendre et c’est avec un râle de pur plaisir qu’il se sent investir avec douceur mais fermeté.

- Arhhh !! Vas-y !! Prends-moi à fond, c’est trop bon !! Arhhh !!

Eddy n’a pas besoin de se le faire dire deux fois, il taraude son partenaire les yeux fixés sur son visage rendu encore plus beau par l’envie et l’excitation qu’il peut y lire et un étrange sentiment de plénitude le prend alors, donnant à ses mouvements une ardeur peu commune qui fait encore plus d’effet sur Sacha qui maintenant sent l’orgasme lui nouer les reins sans qu’il y ait besoin qu’il se touche.

- Je vais jouir !! Arhhh !! Plus fort !! Oui comme ça !! Putain c’est trop bon !! Arhhh ! Je jouis !!! Ouiii !!!

Eddy sent sa libido exploser à entendre les paroles crues et les cris de son partenaire, sa sève monte dans son membre et s’expulse dans un torrent de sensations plus fortes les unes que les autres alors que plusieurs jets épais de son propre jus atteignent Sacha au visage et il tapisse à son tour les muqueuses internes du beau brun en tremblant de tout son corps pour finir par s’affaler sur son partenaire, essouffler d’avoir pris autant de plaisir.

Les bras de Sacha lui encerclent les épaules et le serrent fortement contre lui, ses lèvres cherchent les siennes pour l’embrasser avec une tendresse qu’il ne se serait jamais cru capable et Eddy lui rend ses baisers avec la même passion qui avive une nouvelle fois leurs corps en les faisant sourire.

- (Sacha) J’ai envie de te prendre !!

Eddy s’écarte alors pour se mettre à quatre pattes et tend ses fesses en cambrant bien ses reins, ce qui le rend particulièrement désirable aux yeux de Sacha qui s’empresse de se positionner derrière lui.

Ses mains écartent avec avidité les fesses bien rondes pour laisser apparaître la rondelle brune qui lui donne une énorme bouffée de chaleur soudaine tellement sa vision est bandante à souhaits.

Les mains d’Eddy viennent se poser sur les siennes en cambrant encore plus son corps.

- Prends-moi !! J’en ai trop envie moi aussi !!

Le gland de Sacha se pose alors sans aide sur la corolle déjà à moitié ouverte par l’excitation, il pousse lentement jusqu’à le sentir happé à l’intérieur et donne le dernier coup de reins qui lui permet de le prendre à fond, son pubis venant claquer sur les fesses de son partenaire qui pousse un « Han » de surprise et de plaisir en se sentant investir de la sorte par cette chair douce, dure et chaude.

La sueur les prend tous les deux de cet accouplement viril, leurs corps luisent et les gouttes s’écoulent de leur front, ne les empêchant nullement de se donner à fond l’un à l’autre avec toujours cette sensation de plénitude qu’ils n’avaient encore jamais ressentie à un tel degré avec leurs précédents partenaires.

Un dernier coup de reins sec et nerveux, les font s’affaler sur le lit alors que Sacha pousse un râle en se vidant une nouvelle fois avec une rare intensité et que ses lèvres viennent se poser dans la chevelure moite pour y déposer un baiser tout en sentiments, sentiments déjà très forts qu’il éprouve pour ce garçon tout haletant encore du plaisir qu’il vient de lui donner et de prendre.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (144/150) (Samedi soir) (Chez Yuan) (fin)


« Vers minuit, dans le salon »

Leurs amis de Paris partent deux par deux pour retourner chez eux, Erwan et Ramirez étant ceux qui les quittent en derniers et ceux-ci se retrouvent ensuite seuls dans le salon qui maintenant qu’ils sont moins nombreux, ressemble moins à un hall de gare.

Les discussions vont toujours bon train, suggérant par là qu’aucun n’éprouve encore l’envie d’aller se coucher ou plutôt n’ose poser la question de comment ils vont le faire à cause bien entendu de la présence d’Antonin qui modifie de toute évidence ce qu’ils avaient prévues le matin même pour finir la nuit.

***/***

J’entre dans l’esprit de Thomas.

- Ça te dérange si je passe la nuit avec Raphaël et Éric ? Tu pourrais prendre l’autre chambre avec Yuan et Antonin aurait le canapé du salon !! Bien sûr on reste en contact mental tous les deux, ils repartent demain tu comprends et ils sont venus pour nous voir.
- J’allais te le proposer, en plus regarde-les !! Ils n’arrêtent pas de te regarder en se demandant comment nous allons finir la soirée. De toute façon je les reverrai bien avant toi et Yuan t’aura le week-end quand il le voudra maintenant que nous sommes raccordés mentalement.
- Tu crois qu’Antonin comprendra ?
- Rien ne l’empêchera de rejoindre une des chambres si l’envie lui en prend.
- Ce serait quand même étonnant qu’il le fasse !! Tu es OK alors ?
- Bien sûr !! Et puis si l’un d’entre nous a envie de changer de chambre, rien ne l’en empêche, tu ne crois pas ?
- Je t’adore toi !!
- Ah oui ??

***/***

Je lui fais un gros clin d’œil et je commence à bailler en m’étirant les bras au-dessus de ma tête.

- Je ne sais pas pour vous les gars mais moi j’ai envie de me pieuter !!
- (Yuan) Comment on fait ?
- Éric et « Raphi » prennent une chambre, toi et « Thom » vous prenez l’autre et nous déplions le canapé pour Antonin.

Raphaël se mordille nerveusement les lèvres.

- Et toi ? Tu vas dormir où ?
- Avec ceux qui voudront bien de moi hi ! Hi !
- (Éric) Nous repartons demain « Flo » !!
- (Raphaël) Et tu n’étais plus là ce matin quand nous nous sommes fait un câlin avec Thomas et Yuan.

Je les regarde avec amusement, comprenant bien leurs envies.

- Vous voulez que je dorme avec vous alors ?
- (Raphaël et Éric) Oui !!!!!
- (Yuan) Au moins ça a le mérite d’être clair Hi ! Hi !

Il regarde Thomas avec les yeux brillants.

- En plus ça me va bien, tu en penses quoi « Thom » ?
- C’est cool !!

Il se tapote la tête.

- Je surveille quand même l’autre énergumène Hi ! Hi !

Je me tourne vers Antonin qui nous regarde perplexe.

- Rien ne t’empêche de rejoindre une chambre si tu te sens seul tu sais ? Juste que ça risque d’être chaud pendant les premières heures si tu vois à quoi je pense ?
- (Antonin tout rouge) Je pourrai te rejoindre après ? C’est vrai ?
- Ou moi si tu préfères !! En tout bien tout honneur bien sûr !! Je comprends très bien que tu dois prendre le temps de réfléchir à tout ce que tu as appris sur nous et en plus rien ne t’oblige à y participer le moins du monde.

Antonin visiblement mal à l’aise, baisse les yeux et reprend d’une voix presque imperceptible.

- Je le sais bien, merci les gars d’être aussi sympa avec moi et de me laisser le temps de me retourner.

- (Raphaël amusé) Fais gaffe quand même quand tu te retournes avec l’autre nain Hi ! Hi ! Vérifie quand même que tu n’es pas à poils avant, sinon tu risquerais d’avoir son gros « s’guègue » collé derrière tes fesses Hi ! Hi !

- C’est qui le nain ?
- (Éric) Je crois qu’il parle de toi !
- Il me semblait bien aussi !! J’en connais un qui va aller rejoindre les autres dans l’autre chambre pour y passer la nuit !! Tu viens mon « Riquet » ?

Thomas sourit en voyant la tête que fait Raphaël et qui montre toute la stupeur que viennent de lui faire les dernières paroles de Florian, malgré tout il se reprend très rapidement et fait les quelques pas qui le séparent de son copain en le prenant par la taille, sa tête venant se blottir sensuellement dans son cou.

Il capte de suite le frisson qu’a Florian de son geste sur lui et c’est fermement qu’il le pousse vers la chambre, suivit par Éric qui se bidonne tout seul à voir le visage en feu marquant l’excitation de Florian qui se laisse emmener sans répondre.

- (Raphaël) Allons mon « petit » !! Tu sais bien que tu me kiffes trop pour me snober comme ça.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (145/150) (Dans la nuit de samedi à dimanche) (Chez Yuan)


« Dans le salon »

Antonin n’arrive pas à dormir, déjà à cause des bruits sans équivoque qu’il perçoit venant des deux chambres et ensuite parce qu’il ne comprend pas la nervosité qui le fait se retourner sans cesse sur le canapé pourtant beaucoup plus confortable que l’asphalte de la rue qui pendant plusieurs mois a été son seul couchage.

L’attirance qu’il éprouve pour Florian est sans commune mesure avec ce qu’il a jamais ressenti jusque-là envers qui que ce soit et même cet homme qui au début de son errance l’a si gentiment hébergé pendant un week-end sans aucune arrière-pensée, n’a amené en lui ce sentiment fort qu’il a pour le petit rouquin.

Un étrange son venant d’une des chambres lui met le branle-bas de combat dans sa libido jusqu’alors si peu sollicité qu’il n’en a plus souvenir et de sentir son sexe raide comme un bâton qui lui envoie des pulsions de plaisirs, l’étonne suffisamment pour qu’il cherche à en analyser la provenance.

Son cerveau n’arrive plus à penser, sa main n’a que le temps de se plaquer sur son gland à l’intérieur de son slip pour y recevoir la manne gluante qui se déverse en jets saccadés et l’autre à retenir le gémissement d’orgasme qui sinon aurait certainement alerté toute la maison.

Heureusement pour lui, le son ne dure pas très longtemps et le silence qui suit lui fait comprendre que ses nouveaux amis sont enfin repus après plusieurs heures passées à faire l’amour, le sommeil réparateur les ayant certainement gagnés pour que lui aussi puisse trouver le repos que son corps lui réclame.

Un bruit de pas discret lui fait tendre l’oreille, un léger courant d’air dû au déplacement de la couette et le poids d’un corps s’allongeant près de lui, fait comprendre à Antonin que Florian l’a bien rejoint comme il le lui avait promis.

Un soupir de satisfaction le trahit, le corps près du sien bouge en se rapprochant de lui et une voix douce et interrogative lui susurre à l’oreille.

- Tu ne dors pas ?
- J’aimerais bien figure toi !!
- Nous avons fait trop de bruits, c’est ça ?
- On peut dire ça comme ça, oui !!
- Tu dois nous trouver bizarre, non ?
- Vous vous aimez vraiment alors ?
- Bien sûr !! Tu croyais que je t’avais raconté ça juste pour me vanter ?
- J’avoue y avoir pensé, tu sais où je pourrai trouver un essuie-tout ?
- Dans la cuisine, pourquoi ?
- J’ai comme qui dirait eu un accident de parcours au moment où un drôle de son est arrivé jusqu’à moi.
- Oups !! Je comprends !! Excuse-moi !!
- Bah !! J’ai été surpris que ça me fasse autant d’effet voilà tout, maintenant je t’avoue que je m’essuierai bien la main avant que j’en mette partout.
- Tu me montres ?
- Heu !!!
- Allez « Tonin » !!

Toute cette conversation a lieu dans le noir et c’est sans doute ça qui fait qu’elle ait pu se faire, Antonin ne ressentant pas la gêne qui sinon l’aurait très certainement bloqué avec un magnifique bol en prime et je souris quand je le sens bouger en me mettant sa main quasiment sous le nez.

Ma vue perçante me permet de voir le contenu de celle-ci qui commence à s’écouler sur les côtés, l’obligeant à mettre sa deuxième main au-dessous pour ne pas tacher le drap.

- Eh bien mon cochon !! Tu as mis la dose Hi ! Hi !
- S’il te plaît, n’en rajoute pas !! C’est déjà assez gênant d’avouer un truc pareil !!
- Bah !! C’est la nature !! Attends !!

Je me lève rapidement pour aller lui chercher de quoi s’essuyer, je reviens dans la foulée avec plusieurs feuilles de sopalin et les lui tends en me rallongeant à côté de lui.

- Tiens !!
- Merci !!

J’attends qu’il termine.

- J’ai pris le rouleau si tu en veux encore !
- Non, merci !! C’est bon !!
- Je le laisse à côté de moi au cas où ça te reprendrait Hi ! Hi !

Un silence gêné venant de lui me fait comprendre que ma blague était plutôt mal venue, la curiosité me fait quand même reprendre la parole.

- Tu l’as déjà fait ?
-… Quoi donc ?
- Eh bien ça quoi !!
-… Oui !! J’ai eu une copine avant le décès de mes parents !!
- Ah !!!

Le silence revient, son aveu me laissant sans voix avec un arrière-goût d’amertume et de déception.

- Pourtant j’avais cru que tu n’étais pas indifférent envers moi quand nous avons discuté ensemble dans l’après-midi ?



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 4) - laurentdu51100 - 05-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (146/150) (Dans la nuit de samedi à dimanche) (Chez Yuan) (fin)


Antonin entend la déconvenue dans la voix de son ami, il n’a pourtant que répondu honnêtement à sa question et le fait d’avoir eu une petite amie quelques années en arrière ne veut pas dire que depuis, il n’éprouve rien pour Florian ou les garçons en général.

- Je ne vois pas ce qui te fait penser le contraire ?
- Ta copine pardi !!
- Oui et alors ? C’était il y a longtemps et depuis j’ai eu une existence suffisamment difficile pour mettre complètement de côté ma sexualité. En fait pour être honnête, ce n’est que d’aujourd’hui que je repense au sexe comme un plaisir auquel j’aurais le droit comme tout le monde.
- Avec un garçon ?
- Pourquoi pas ?
- N’importe lequel ?
- Pourquoi ? Tu ferais ça, toi ?
- Non bien sûr !!
- Et bien pour moi c’est pareil, que ce soit un garçon ou une fille, je t’avouerai que cela m’est égal du moment où je me sens bien avec cette personne.
- Tu es bi alors ?

Antonin est amusé par le ton incrédule qu’a pris son copain pour lui poser cette question.

- Je te dirai ça quand j’aurai essayé avec un garçon Hi ! Hi !
- Hum !! Tu connais mes sentiments envers toi et j’ai cru comprendre qu’ils étaient identiques aux tiens pour moi, alors sauf si tu as changé d’avis rappelle-toi que tu peux rejoindre notre petit cercle d’amis quand tu veux.

Antonin se retourne en remettant la couette sur lui.

- J’y penserai, promis Florian !!
- D’accord !! Bonne nuit Antonin !!
- Bonne nuit Florian !!

***/***

« Huit heures du matin, dimanche »

Antonin ouvre un œil, il étouffe de chaleur et constate avec le plus grand étonnement qu’il se retrouve entre deux corps endormis, ceci expliquant cela.

Il fait suffisamment jour pour qu’il puisse voir clairement la chevelure blonde bouclée de Thomas à sa droite et celle rousse hirsute de Florian à sa gauche.

Antonin sourit en se retrouvant enlacé comme il l’est par ses deux garçons tournés vers lui et dont leurs mains se tiennent posé sur leurs reins en passant au-dessus de son corps qu’ils enserrent d’une façon douce et possessive, ne le laissant pas indifférent.

Il referme ses yeux, ne voulant surtout pas montrer qu’il est réveillé et finalement se rendort avec plaisir en se sentant étrangement bien entre ses deux magnifiques garçons.

***/***

« Huit heures trente »

Yuan s’étire et cherche machinalement le corps de son ami en tâtonnant d’une main vers la place libre, surpris de se retrouver seul.

Il s’assoit sur son lit en se frottant les yeux, pas de doute il est seul dans la chambre et même « Coco » ne s’y trouve pas, ayant sans doute préféré rejoindre la cuisine plutôt que d’assister à leurs ébats qui ont quand même pris une grande partie de la nuit.

Le sexe de Yuan reprend une forme olympique en repensant à cette journée de folie où il a eu le beau Thomas tout à lui et attend maintenant avec impatience de se retrouver seul avec Florian pour lui démontrer qu’il l’aime tout autant que le beau blond.

Yuan se lève, met un slip et sort de la chambre pour aller aux toilettes soulager sa vessie, une fois chose faite il prend la direction de la cuisine pour préparer le petit-déjeuner pour tout le monde et ne peut manquer de voir les trois garçons enlacés dans le canapé déplié pour la nuit.

Un sourire plein de tendresse illumine son visage, la façon protectrice qu’ils ont de se tenir serrés avec le « jeune » Antonin entre eux démontre combien compte déjà ce garçon pour ses deux amis.

Son sexe toujours aussi raide ne veut décidément rien savoir, Yuan a alors les yeux qui s’allument en regardant du côté de l’autre chambre et il change de direction pour s’y rendre, poussant la porte restée entrouverte pour admirer ses deux autres copains qu’il ne va pas tarder à rejoindre tellement sa libido ce matin lui joue des tours.

Voir Raphaël et Éric nus n’arrange rien à son envie de faire l’amour, le choix s’il lui fallait en faire un lui serait très difficile tellement il trouve ses copains canons et la carrure d’athlète du rouquin n’a rien à envier à celle plus en finesse mais tout aussi structurée du brun.

C’est donc avec un sourire coquin qu’il vient se glisser entre eux deux en posant une main sur les fesses poilues d’Éric et l’autre sur le sexe en semi-érection de Raphaël, avec l’envie manifeste de prendre l’un en étant remplie par l’autre.

Ses caresses réveillent et mettent vite ses amis dans le même état d’excitation où lui se trouve déjà, les fesses du beau brun se tendent vers sa main câline pour qu’il puisse en profiter à l’envi pendant que le sexe maintenant bandé à outrance de Raphaël suinte déjà du lubrifiant nécessaire pour que le bel asiatique le prenne en lui sans douleur.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (147/150) (Dimanche matin) (Chez Yuan)


« Dans le salon »

Le bruit sans équivoque provenant de la chambre réveille à leurs tours les trois amis dormants sur le canapé, Antonin ouvre les yeux après avoir reçu avec surprise une bise toute en tendresse sur chaque joue venant chacune d’un de ses deux copains et il les voit s’embrasser langoureusement au-dessus de sa tête, leurs visages suffisamment près du sien pour qu’il n’ait qu’à peine à relever la tête pour s’il le veut mêler ses lèvres aux leurs.

Bien sûr il n’est pas assez téméraire pour mettre sa pensée à exécution, malgré la forte envie qu’il en ait de le faire et c’est encore une fois l’initiative de ses deux amis qui s’étant aperçu de son regard étrangement brillant de désir porté sur eux, que ceux-ci viennent déposer leurs lèvres sur les siennes pour l’embrasser à l’envi en le faisant geindre de plaisir comme un jeune chiot.

Malgré tout ça en reste là et même si leurs baisers durent un long moment, rien d’équivoque de leurs parts ne vient entacher ce moment divin pour Antonin qui ne se sent pas encore près d’aller plus loin tout en sachant très bien que ce n’est que partie remise.

Un « Ahrr !!! » très fort rapidement suivit par un « Ouiii !! » tout aussi puissant, amène le sourire aux trois garçons qui comprennent que si eux sont restés soft depuis qu’ils se sont rejoints sur le canapé, d’autres ne se privent pas pour se donner à nouveau du plaisir.

Antonin éclate peu après de rire quand il les voit sortir de la chambre un par un avec les yeux cernés, Éric nu et encore en érection se dirigeant droit vers la salle de bain alors que les deux autres en slips se dirigent cette fois vers la cuisine en leur faisant un petit clin d’œil en passant montrant tout le plaisir qu’ils viennent de se donner.

Thomas voit les yeux de Florian obnubilés par la porte de la salle de bains, il est toujours raccordé mentalement à son ami et suit donc ses pensées qui vont vers un petit cul rond et musclé divinement poilu appartenant à son meilleur copain.

***/***

« En pensées »

- Va le rejoindre, tu en meurs d’envies !!
- Yep !!

***/***

Je me lève d’un bond pour foncer à mon tour dans la salle d’eau heureusement pas fermée à clé sous le regard étonné d’Antonin qui a été surpris par un tel empressement et qui reporte son regard étonné sur Thomas.

- Il a le feu quelque part ?
- Tu ne pouvais pas dire mieux Hi ! Hi ! J’en connais un qui va bientôt se remettre à « chanter »
- Wouah !! Et ça lui prend souvent ?
- Tu t’en apercevras vite quand tu le connaîtras mieux et que tu auras décidé de passer le pas avec nous.

Antonin rougit jusqu’aux oreilles, ce qui amène un sourire tout en tendresse de Thomas.

- Tu aimerais toi aussi ?
- Quoi donc ?
- Et bien !! Que je saute le pas comme tu dis ?
- Bien sûr, quelle question !!
- Ha !! Je pensais qu’il n’y avait que Florian !
- (Thomas) Si cela avait été le cas tu ne te serais pas retrouvé entre nous deux cette nuit je pense, maintenant il faut que tu en aies envie toi aussi bien sûr.
- Bien sûr, oui !! Et pour les autres ? Tu crois que c’est pareil ?
- Alors là !! C’est à toi de le leur demander si cela t’intéresse de le savoir, je ne me permettrai pas de parler pour eux mais sache quand même que j’en ai ma petite idée malgré tout.
- Et ?

Thomas prend quelques secondes à étudier Antonin avant de répondre, son air attentif voire avide de l’entendre le décide à se lancer.

- Disons que si le canapé avait été plus grand et plus solide, il n’y aurait pas eu grand monde dans les chambres ce matin.
- Oh !!

***/***

« Dans la salle de bains »

Éric ne m’a pas entendu refermer la porte, il est sous la douche et je reste un moment à baver devant son beau petit cul tout rond d’un blanc laiteux, surmonté d’un dos taillé en V au-dessus de deux belles fossettes creusant ses reins.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (148/150) (Dimanche matin) (Chez Yuan) (suite)


Mon slip tombe sur le carrelage pendant que je m’avance derrière lui sans bruit, c’est du moins ce que je crois car un sixième sens le fait se retourner et ses yeux s’allument de mille feux quand il capte les miens.

J’enjambe le rebord de la douche pour le rejoindre, faisant attention de rester sur le carrelage pour me maintenir plus ou moins à sa hauteur et mes bras enserrent sa taille tandis que nos lèvres se rejoignent dans un baiser d’abord d’une douceur féerique mais qui devient très vite un vrai brasier de passion.

***/***

« Une voix dans ma tête. »

- Pince lui les tétons tu vas voir Hi ! Hi !
- Tu crois ?
- Je le connais mieux que toi, alors fais-moi confiance et tu prendras le dessus sur lui tu verras.

***/***

Pendant que nos lèvres et nos langues mènent leurs ballets, je prends ses tétons entre le pouce et l’index de chaque main en les frottant assez fermement, la réaction d’Éric est alors à la hauteur des paroles de Thomas quand il se met à trembler sur ses jambes en poussant un râle puissant de jouissance qui affole ma libido et raffermit encore plus mon geste sur ses tétons que j’étire maintenant en les roulant sous mes doigts.

***/***

« La voix de Thomas poursuit ses conseils. »

- Mordille-lui s’en un avec tes dents pendant que ta main libre descend lentement sur ses abdos, tu passes sous ses couilles et tu vas gratter doucement entre elles et son trou du cul, il va être à ta botte après ça tu verras Hi ! Hi !
- Wouah !! Tu lui faisais ça, toi ?
- On a eu tout le temps d’apprendre à connaître nos corps pendant nos découvertes d’ado qu’est-ce que tu crois ?

***/***

Ma main droite libère le téton érigé aussitôt remplacé par ma bouche avide qui le mordille et le suçote à l’envi pendant que ma main libre respecte point par point les instructions de Thomas et que mon autre main s’acharne toujours sur son autre téton devenu tout rouge.

Éric tremble de plus en plus sur ses jambes, ses deux mains s’accrochent à mes épaules pour ne pas tomber et ses lèvres exhalent en continu ses râles rauques qui me font un effet d’enfer, mon sexe maintenant raide à me faire mal de l’envie de le prendre.

Un liquide chaud vient s’écraser sur ma poitrine au moment où ma main libre arrive à son but et gratte la partie fine au-dessous de ses bourses, je suis surpris de l’orgasme que vient de prendre mon beau brun et qui s’affale contre moi en se retenant toujours à mes épaules comme si sa vie en dépendait.

Je suis fier d’avoir amené autant de plaisir à mon ami en lui découvrant des points sensibles que je ne lui connaissais pas.

Je l’aide à sortir de sous la douche en l’embrassant à pleine bouche jusqu’à ce qu’il reprenne suffisamment ses esprits pour qu’à mon tour je lui fasse comprendre mon envie et qu’il se mette à quatre pattes en cambrant bien ses reins pour me recevoir en lui.

Mon sexe n’a pas besoin qu’on lui montre le chemin que déjà il est au plus profond de son intimité qui en a vu d’autres pendant la nuit, Éric commence alors de lui-même à bouger ses fesses pour bien me sentir aller et venir en lui avide des sensations qui déjà lui font retrouver toute son envie de jouir à nouveau sous ma saillie.

Il prend ma hampe sur toute sa longueur avec à chaque fois qu’il se retrouve bien au fond un petit cri aigu qui m’affole et me déchaîne encore plus et c’est bientôt à grands coups de reins que je le pourfends pour mon plus grand plaisir et le sien.

Mes mains s’accrochent à sa taille fine pendant que mon corps lui couvre le dos, ma bouche lui lèche le cou avec voracité en le faisant geindre de plus bel.

À un moment, Éric ni tenant plus s’écroule sur le sol et je me retrouve couché sur lui à le pilonner comme un fou sous la montée d’orgasme qui me prend et qui rend mon sexe encore plus dur et plus épais au point de le faire haleter sous la pénétration qui maintenant arrive à son paroxysme jusqu’au moment fatal où je me cambre au tréfonds de son intimité pour y déverser le fruit de mon orgasme.

A la contraction de ses muscles internes, je comprends que lui aussi a joui et c’est en sueur avec un grand sourire aux lèvres que je me laisse aller sur Éric en lui prenant la chevelure à deux mains pour y perdre mes doigts dans la douceur qu’elle me procure.

- Je t’aime trop Éric !! Tu vois bien qu’il n’y a pas que Raphaël qui compte pour moi !!

***/***

« La voix dans ma tête »

- C’est pas du chiqué non plus vous deux, paroles !!
- Comme si tu ne le savais pas Hi ! Hi ! Mais dis-moi mon cochon ? Tu as joui comme un gosse dans ton calbut on dirait bien ?
- (Thomas) C’est tellement réel pour moi que j’ai ressenti le même plaisir que toi, alors le résultat est forcément dans la même veine Hi ! Hi ! Wouff !! Il y a Antonin qui me regarde comme si j’étais barge !!
- Il n’a pas fini alors Hi ! Hi !



Florian 18 ans surdoué ou Le don de guérir (livre 2) (suite 4) - laurentdu51100 - 05-09-2020

2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (149/150) (Dimanche matin) (Chez Yuan) (fin)


« Après le petit-déjeuner »

Pendant que certains nettoient la cuisine, les autres font le ménage en grand dans le salon et les chambres, personne ne tenant vraiment à laisser un tel bazar à la brave femme qui s’occupe de l’entretien de l’appartement le reste de la semaine.

Une petite mise au point sur l’ordre du jour avec bien sûr les deux impératifs du moment, la rencontre avec l’oncle et la tante de Florian ainsi que le devenir d’Antonin et de savoir où il va vivre, certains comme Thomas ou Raphaël proposant de le ramener avec eux à Aix en Provence où il pourra loger chez Thomas qui n’est quasiment plus à la maison depuis la reprise de son travail et où de toute façon il y a une chambre de libre.

D’autres comme Yuan se proposent à l’héberger chez lui à Paris, alors que Florian lui, préférerait qu’il le suive à Reims.

***/***

- (Thomas) De toute façon c’est à toi de choisir « Tonin » !! Une fois que ce sera fait, restera à savoir si tu veux trouver un emploi ou reprendre tes études ?
- (Antonin) Un travail m’irait très bien !! Je ne me vois pas être à la charge de quelqu’un et de toute façon même si vous me laissiez maintenant, j’aurais au moins vécu des heures qui resteront à jamais graver dans ma mémoire. Je vous remercie tous de votre gentillesse et de m’avoir sauvé de ce sinistre individu, sans vous je n’aurais plus à me demander ce que serait mon avenir !!
- (Raphaël) Nous avons la chance d’avoir un « grand patron » parmi nous, alors je ne pense pas que ce soit un réel problème de te trouver un travail.
- (Éric) Maintenant que Florian est médiatisé, il va lui falloir un « secrétaire particulier » pour gérer son emploi du temps et surtout éloigner les gêneurs, pas vrai « Flo » ?

Je trouve l’idée d’Éric particulièrement bonne et c’est donc avec un grand sourire aux lèvres que j’y réponds.

- Si cela te dit, la place est à toi !!
- Qu’est-ce que je devrai faire ?
- (Raphaël) Soulager ton patron quand ce sera trop « dur » Hi ! Hi !
- Comment ça ?

Raphaël lui fait le geste sans équivoque possible de ce qu’il entendait par trop dur et surtout une des méthodes bien connue pour le soulager, Antonin devient rouge vif quand il en saisit le sens.

- Ohhh !!!
- (Raphaël) Rien que ça avec lui et tu seras vite en heures supplémentaires Hi ! Hi !
- (Éric) C’est sûr que c’est un temps plein Hi ! Hi ! Mais pense aussi que tu seras toujours avec « Flo » et il me semblait bien que c’était ce que tu souhaitais, pas vrai ?

Antonin ne répond pas sur le coup, il regarde Florian l’air pensif et un sourire lui vient quand il semble avoir pris sa décision.

- Je devrais vraiment faire ça ?

Je lui rends son sourire.

- Tu ne vois donc pas qu’ils se moquent de toi ?
- Ahhh !!!
- Tu sembles déçu ?
- Non !! Ce n’est pas ça !! Juste que ça m’aurait bien plu de rester avec toi, mais je me doute bien que tu n’as pas l’utilité d’avoir quelqu’un à ton service.
- Détrompe-toi mon gars !! Ce qu’a dit Raphaël a du sens au contraire, je vais devoir éviter pas mal de gens maintenant et ce serait bien que quelqu’un en qui j’ai confiance fasse barrage et m’évite ainsi de perdre un temps précieux, si tu es d’accord la place est à toi !! Nous verrons comment nous organiser demain si ta réponse est oui.

Antonin reste un moment sans réagir, ses yeux deviennent brusquement humides de larmes et il se jette dans mes bras en tremblant, secouer maintenant par de véritables sanglots.

Je me retrouve tout bête comme d’ailleurs le reste de mes amis et je le laisse s’épancher un moment avant de le repousser doucement.

- Je sais ce que tu as vécu jusque-là « Tonin » mais dis-toi bien que c’est fini maintenant !! Nous irons dès demain voir Maurice pour te mettre en règle et ensuite nous verrons comment t’installer pour que tu réapprennes à vivre normalement. Pour aujourd’hui, Yuan et les autres vont s’occuper de toi pendant que je vais retrouver Antoine avec Thomas.
- (Yuan) Nous allons faire quelques boutiques pour qu’il ait le nécessaire à se mettre en attendant que vous rentriez.

Je fais un gros clin d’œil à mes amis en retournant mes poches de pantalon.

- Va falloir que tu me fasses crédit Hi ! Hi !

Thomas sort son portefeuille et tend sa carte de crédit à Antonin, il lui inscrit le code sur un post-it.

- Tiens !! Et ne refuse pas surtout !! De toute façon ce sera déduit de tes prochaines paies, alors prends ce dont tu as besoin sans te priver.


2eme ANNÉE avant Pâques (Dernière partie) : (150/150) (Dimanche matin) (La nouvelle famille)


« Appartement où logent l’oncle et la tante de Florian »

Antoine observe son père les yeux remplis d’une immense joie de le voir se remettre aussi bien, après toutes ses longues années où petit à petit il perdait ses forces et faisait des séjours de plus en plus prolongés à l’hôpital, sans que jamais son état ne s’améliore.

Adrien sent bien le regard de son fils porter sur lui, il lève la tête vers lui en captant ses yeux au passage et sans qu’aucune parole ne soit nécessaire, ils savent bien tous les deux combien l’amour qu’ils se portent est grand.

Florence ou « Flo » pour les intimes, entre à son tour dans la pièce et sourit tendrement à ses deux hommes.

- Qui aurait cru que nous serions là tous les trois il n’y a pas encore deux semaines ?
- (Adrien) Certainement pas moi !!

Antoine vient se lover tout contre son père dans le canapé ou celui-ci est installé confortablement.

- Florian et Thomas ne devraient bientôt plus tarder !! Ils m’ont promis hier soir qu’ils viendraient de bonne heure ce matin.
- (Florence) J’ai hâte de le connaître enfin, après tout ce que j’en ai entendu dire sur lui.
- (Adrien) J’écoute les informations depuis que je suis sorti de l’hôpital et je comprends plus aisément quoique cela me semble toujours incroyable, le fait que j’aille beaucoup mieux depuis qu’ils m’ont injecté ce médicament miracle.
- (Antoine) Ce n’en était pas vraiment un tu sais papa ? Florian t’en dira plus sur lui et tu comprendras où je veux en venir.
- (Florence) En tous les cas quoique ce soit d’autre, son efficacité n’est plus à démontrer. Ton père se sent de mieux en mieux, il a déjà repris quelques kilos et les médecins disent qu’il est définitivement guéri sans toutefois en comprendre la raison eux non plus, il n’y a que le général ainsi que quelques amis de notre neveu qui semblaient en savoir un peu plus que les autres et ils ne veulent rien dire eux aussi, j’avoue être curieuse de connaître ce mystère.
- (Adrien) Attendons qu’ils arrivent !! Alors comme ça Florian est lui aussi avec un garçon ? Ce fameux Thomas avec qui il doit venir je présume ?
- Oui p’pa !! C’est un garçon comme il y en a peu tu verras !! Lui et Florian s’aiment depuis toujours, même s’ils ne se l’ont avoué que sur le tard et ils forment un beau couple malgré qu’ils ne se ressemblent pas du tout Hi ! Hi !
- (Florence) Un peu comme toi et Jonas ?
- Tu trouves qu’on ne va pas ensemble ?
- (Florence) Je n’ai pas dit ça !! Juste que vous êtes physiquement foncièrement différents, maintenant je trouve que Jonas est un très beau garçon et nous l’aimons beaucoup ton père et moi, pas vrai mon chéri ?
- (Adrien) Ta mère a raison, tu aurais eu du mal à trouver mieux que ce garçon.
- Il n’y a pas plus beau que mon « Jo » !! Sauf Thomas bien sûr, mais lui, il est à part et le pire c’est qu’il ne s’en rend même pas compte !!

« Dring !! Dring !! »

Antoine se lève d’un bond pour courir vers la porte subitement surexcité.

- Ce doit être eux !!

La porte est rapidement ouverte, Antoine sourit jusqu’aux oreilles devant son cousin et Thomas, il s’écarte alors pour les laisser entrer.

- Pile à l’heure les gars !! Mes parents sont dans le salon au fond du couloir, allez-y pendant que je range vos manteaux !!

J’ai d’un seul coup comme un blocage dû à l’émotion qui monte en moi, Thomas me prend la main qu’il serre doucement et s’avance le premier en me tirant derrière lui car il a bien compris que sinon il m’aurait été impossible d’avancer.

Nous nous présentons alors devant un couple souriant qui semble aussi ému que je le suis, Antoine arrive derrière nous en nous prenant par les épaules et en venant caler sa tête entre nous deux Thomas.

- Papa !! Maman !! Voici mon cousin et donc votre neveu Florian ainsi que mon ami Thomas !! Florian je te présente Adrien et Florence, mes parents !!

Un étrange flottement suit ses paroles, chacun découvrant l’autre pour la première fois et c’est la mère d’Antoine qui retrouve suffisamment ses esprits la première pour prendre la parole.

- Heureux de faire enfin votre connaissance !!
- (Thomas) Merci madame.

Pour ma part j’ai les yeux fixés sur cet homme qui est le frère aîné de ma mère et que tout comme elle, je n’ai jamais connu ni même su qu’il existait (du moins pour lui).

Mon cœur fait un bond dans ma poitrine quand je le vois se lever pour venir vers moi les bras tendus en avant, ses yeux sont identiques aux miens et ceux de son fils, d’un vert hypnotique qui rend son regard si spécial que j’en tremble de tout mon être.

La main de Thomas se serre un peu plus dans la mienne pour me réconforter et me donner le courage qui de toute évidence m’a abandonné depuis que je suis rentré dans cette pièce, sa longue maladie l’a suffisamment marqué pour que des séquelles évidentes persistent encore comme son extrême maigreur qui me rappelle Marc au début quand je l’ai connu.

Adrien voit bien combien cette rencontre affecte émotionnellement le petit rouquin qui ne détache pas son regard du sien, lui aussi ressent l’énorme affectif qui le tenaille et ses bras viennent serrer contre lui son neveu qui se laisse alors aller en blottissant affectueusement sa tête contre sa poitrine.

Un seul mot vient à l’esprit d’Adrien, un mot qui à lui seul exprime tout son ressenti envers ce garçon qui le trouble plus qu’il n’aurait pu l’imaginer et qui lui amène les larmes aux yeux d’une joie qui ne saurait s’exprimer autrement.

- Merci !!




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